SCENE II
Les Mêmes, PIERRE.
pierre , arrivant.
Air : Soldat, voila Catin.
Parcourir à pied le pays,
Ça n'a rien qui me coûte î Quand on doit reroir des amis...
On fuit cannent la route,
Moi, je chante dès le matin.
Tin, tin, tin, tin, tin, tin, r'lin, tin, tin...
En disant un joyeux refrain
l/soldat fait son chemin.
r. a tard et cobi.nard, lui tendant la main.
Il faut chanter dès le malin.
Tin, tin, tin. tin, tin tin, r'lin, tin, tin... En disant un joyeux refrain L'aoldat fait son chemin.
PISKRE.
Jadis jetais mauvais huvcnr,
Etj1 soupiiais sans cesse, Mais j'ai su bannir de mon cœur
Les soucis, la tristesse.
Pienant un verre que lui présente Gaspard. A c't'hcure j'accepte un verr' de vin.
'lin, tin, tin, tin, lin, tin, r'lin, tin, tin , Toujours painient, toujours en train
L soldat (ait sou chemin.
i.nui î) et ooi'.iwiii), trinquant avec lui. Il accepte le verre d' vin , Tin, tin, etc. etc.
Gaspard. Hein! quand je disais que tétait un luron î
Pierre dépose son fusil et son sac.
GORIWitD. Monsieur Pierre c'est
drôle comme l'umforme... vous change un homme... je ne vous aurais jamais reconnu par derrière.
GASPARD. Ali çà ! est-ce que tu viens seul? Et les camarades?
pierke. Oh! ils me suivent de près...
Je suis de l'avant-garde... ils ne tarderont pas!...
GOBl\ARD. Il paraît que ça va mieux qu'autrefois, j'ensuis bieo aise... parée qu'un compatriote... ça me .. c'est-à-dire, si, ça rappelle des souvenirs. . . ( Payant Pierre qui regarde de tous cStés.) On dirait que vous cherche/, quelque chose...
pierre. Moi!... par exemple!... Vous i? ez peut-être cru que je cherchai!
lidiiiwiil). Marie! dam. ni pos-
tible... Je la cherche bien moi, quelquefois, etje gagerait que vous ne l'avez pas
tout-à-fait oubliée.
nimb. Oubliée! oh! si fait!... je d'j,
pense plus... Apres la manière (loni-t Ile
I conduite avec moi... Tant qu'elK
crue duchesse... je hn ai pardonné abandon. . . une si grande distance semblait
nous séparer... Mais depuis cu'elle n'est pas une dame... depuis que si protectrice l'a chassée, elle n'a pas ion* | Pierre... elle n'est pas revenue vert lui Oh! c'est affreux!... Pour Tanner en.
après ça, faudrait n'avoir pas de coin.. et j'en ai, voyez-vous. .. Aussi c'est fini. je ne l'aime plus! Je ne veux plus liinei personne !
(.\SPARD. Allons, v'ià une aune bèti
Air: Restez, restez, tmupe jolie (dePsjcbe).
Mon cher, on doit être philosophe ..
Un' femme t'a l.iil cm il
Lll's n' sont pas louis d' même ctofl'e ,
l m ;»utr' peut t'en dédommager ..
Pour trouver mieux il l.uil (liai,
C'est absolument mon histoire,
Le vin du crû m' faisait nul là.
// montre son estoniiii .
J'ai bien jure dfl n'en plus boire ;
Mais jeu' meurt pw me soit pa
Oui, Pierre, faut aimer ailleurs, faut te marier... et tiens, si tu veux, j" t'ai trouvé une femme , moi.
GObinaiid. Bah! je parie que c'est L grosse Jeannette...
Gaspard. Celle-là ou une autre.
PIERRE. Une femme à moi ! ...
Gaspard. Oui, pour te guérif de l'amour !
pierre. Y penses-tu?... D'abord je soldat.
Gaspard. Ca peut l'arranger. Tu
quitterais le service, je t'achèterais un remplaçant.
GORIWRI). I n remplaçant ' avec <| u< m !
GASPARD* Dam, sans doute av( i ni€l
économies...
GOSINARD. Ahrà! tu pari, s d'nlietn
des remplaçant, et vodà un siècle qui ta me dois ti ente—cinq lois,
i. \ se Mil). >ous compieroni pi US I il
N oyons, Pierre t tccepiei tu nu proposition .'...
l'il'.tuii:. Allons donc t'est RM plusantene .. Eu tcml OBf , |e i efnseï .ils piue qu'à présent j'ai pi il godl pour iiiun < tat.. . je veux finir mon temps... ça me Ici a du bien. . Apres, nous vei ions.
(;\si'\ni>. Patience! quand tu auras vu
le jeune mm
planai. < lui .. inaii » 'art que je m 1 »
u p.is . nous p. n ions dans une li.nii. Bt Macif j'ciltsJDJRl les camarades
(jm anivcut.
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