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SCÈNE III

BENSERADE, M GALOCHARD.

BENSERADE , en riant. Ce pauvre Russy qui croit retrouver sa maîtresse partout! nu me dans une petite bourgeoise de province.

Mn" galochard. Ah! au moins, vous me ci oyez, vous?

BENSERADE, (fuit air de mystère. Comnaiit ne vous eroirais-je pas.'... Je connais la petite blonde qui c:st chez vous.

Mm' QALOCUAnD, avec urprise. Vous sa- [u'elle est l>! >nde !

NSERADE.

lanmiissans.

M" GALOCHARD. C'est ça.

BENSERADE. ! n signe sur la joue droite, et jjuis quelque chose d'inégal i ; d'impercepubleuient hasardé dan-, la démarche.

r. OALOCDARD. C'est tout-à-fait ça!

BENSERADE, àparitj vivement et avec intérêt. Plus de doute! c'est elle! Wn< de La V allièie ici ! quelle découvei te !

Mm< GALOCHARD Ali ! mon Dieu '■ t munie vous voilà content ! Il parait qu\ Lie roua ti< ni au cœur cette l>« lie dem<

: vin:. A moi .' non ! (G w/.)

\ ous savez bien que je n'aime qu Mmr «i.vi.ocii \»»i) , avec un peu de > au i-

ierU 11» / donc |

BSJEf BRADE. Railh i ! . Eh ! qui pou

mu vous von suis vous aimer .. vous, si be, le teint si 11» uri?. I' m oie d'honneut ! voua i u j i bai n

I QALOCBARb, ' mon-

sieui de Ben lerade ! .

\sr.R\nr. Enfin, tout le monde n\ |f> il pas de mon avis?.. Le roi lui-même...

Je roi, qui vous a lurnomm e b 1 < Ile

Lonison.

GALOCHARD, avei ; m

voulez rue. J Seulement, qu uid j'él lia j u BU était enfant, i omme j-' lui poi

beaux lViiits du \ rg< r, il ln-

tiner un |" ut.

I bade. Ali ! pat foit I i pr< impi l'enfant i m,

cœur si neuf!

M GALOCHARD. IVni ça , OC l

oui !

lENSERADE. En tout cai, il ne peut

vous aimer pie . . ., . . du

moins, en donne des |

j'ai une bonne nouvel! oncer.

M"" GALOCHARD Laquell

benserade. C mime je vous l'ai pron j'ai parlé à M. Le N de votre mari , et dès d< main peut-ët :

m'" SALOjChabd, vivement. Vous été* ui

homme charmant !

BENSERADE , avec gai l'épi thète . si elle i e par 1

LLO( B \H|>. d'un t<>n un

Conjugal ! monsieur <K B

gai ! car moi .

mon pauvi < • rd, I m le

mérite guèi i .

une femme cou

bruit d ■ chasse. ) . | t

e qui ii uu

lie \ oiis gêni Z ;

\I.<M II YRD. Non ; i

i l.i r de retronv, r < • il

BENSERAD1

nouvelle que j< vot

je ne sui

su m il. lit us< i

| \ |). Il lt I' ! , I .

I l il lit

l'.llr tort par I

MAGASIN THEATAAL.

SCÈNÇ IV.

BENSERADE, seul.

(Après avoir regarde sortir M»-r Galochard, il se

dirige virement rera la porte du pavillon cpa'il

t -une fci nu c. ,

Pas de clef!.. { // écoute. ) Rien. N'importe! ce ne peut être qu'elle... Quelle découverte, si j'en sais tirer parti! Le roi a vingt-troia ans; il est galant, aimable, passionné!., et chacun à la cour guette une affection naissante... c'est à qui sera le premier confident de l'amant ou de la maîtresse... Depuis quelques mois, le roi va tous les jours fort assidûment chez Madame, t t chacun se «lit : Diable ! le roi aime donc chez Madame?.. le roi recherche la conversation des filles d'honneur de Madame...

fe roi aime donc une fille d'honneur de Madame?., mais laquelle? Elles sont toutes i aides , moins une , M"*' Louise de La A aliière... et celle-là est d'une vertu, mais l'une vertu!., une citadelle de sagesse... De plus, le chevalier de Bussy la recherche eu mariage... ce n'est donc pas celle-là!.. \ oilù les réflexions désespérantes que chacun fait... Moi je ne me tiens pas pour battu : je vais, je viens, je questionne, et je découvre que le chevalier n'est pas aimé... et dans le même teins, Louise de La Vallière disparaît de la cour, sans que personne connaisse sa rétraite. Jamais étoile qui file n'a autant occupé Nicolas Copernic ! De ce moment, le roi est de mauvaise humeur ; il brusque tout le monde, il renonce même à paraître dans mes ballets; il se parle à lui-même, et j'ai surpris ces paroles: elle me cache sa retraite l! mais OÙ la prendre, OÙ la trouver? J'accusais mon génie. .. lorsqu'une idée sublime m'arrive : Bussy esi amoureux , Bussv la trouvera !.. aloi s je ne le quitte plus , je suis sa piste..- et, en effet, il l'a trouvée! Le voilà donc découvert, CC grand secret! pour la possession duquel Louis XIV donnerait,

j'en suis sur, le pins beau de ses joyaux, un j;ouvri neineut , toutes les faveurs, enlin... [avec enthousiasme) je le sais!., moi, Benserade, je le sais!., elle est là ! . . ( llindiqite /r/)th •il.'un .) Je tiens dans ma main la clef de la laveur; je puis d'un mot faire rayonner le soleil! A moi cette ambassade de Suède qui me fut tant promise! ..Prévenons le roi , mais adroitement... ma révélation doil n'être comprise que de lui... Dieu «le ■ rondeaux, je t'implore, mon cher ami. voici le plus important de tous. .. il

y a une ambassade au bout!.. Elle est là!., parbleu ! cela me fournit mon refrain. Ecrivons. . . [Il tire ses tablettes et va écrire, lorsqu'il entend Galochard qui poursuit Suzon.) Des importuns ! . . allons achever mon rondeau et le faire parvenir au roi.

(Il sort par le fond, et se dirige à gauehe.)

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