SCENE L
M™ GALOCHARD, GALOCHARD.
M"" GALOCHARD , se croyant scuie. et m\ élonnement Une lettre du roi!., que peutil m'écrire ? serait-ce une faveur? je n'os^. pas la décacheter.
GALOCHARD , ii la lucarne. Le valet de, chambre du roi , qui apporte des lettres à ma femme , tiens!... et cette diable de Suzon , où est-elle fourrée ?
Mmp GALOCHARD , Usant. « Ma chère.
Louise : » (Avec émotion.) Oh ! mon Dieu! qu'est-ce que ça signifie?... (Lisant ava une émotion croissante.) « Je vous adore . » et mon amour ne reculera devant aucun » sacrifice. >• Oui mon Dieu!., oh ! mon Dieu ! ça me fait un drôle d'effet.
<; \LOCH\RD, à la lucarne. Qu'a don<
mon épouse ?
(Il disparaît.)
M"" GALOCHARD, continuant. « Est-il » nécessaire que j'aille moi-même vous » chercher? Pourquoi cacher, dans une » chaumière , ces charmes qui doivent » faire l'admiration de la cour? » (Très ■ (■mue.) Oh ! je ne m'attendais pas... et cependant cela s'explique... Oui, depuis long-tcms , le roi , quand il me rencon tre... Oh! mon Dieu! je suis toute.. .
(Llle ehaooeUe.)
G ILOCHARD. // parait nu luiut de i'rsra
lier. Eh b'en ! eh benl eh ben! elle tombe d'un mal... Qu'est-ce qu'il y a, Louiaofl ? qu'est-ce qu'il y a ?
(\\ descend précipitamment- ) Al"u ('AlOCHAKD cache vivement la lettre.
(.«'I OCIIAKI).
dans la puche de son tablier , tt prend un air digne et complètement indifférent. Ali ! c'est vous , Galociiard ?
galociiard. Ou'avez-vous , chère amie, vous avez les yeux bien reluisans?
Mme GALOCHAHD, de même. Allez , <i ilochard, laissez-moi, j'ai besoin d'être seule.
GALOCIIARD , à part. Ali ça ! est-ce que, décidément, on lui ferait la cour? (Haut.) Dites-moi donc un peu ce que venait faire ici le valet de chambre de sa majesté '
Mme GALOCHARD, froidement, et aoec une sorte de dignité. Monsieur Galociiard , je vous ai prié de vous retirer.
GALOCIIARD, à part. Ali <;a ! elle nie renvoie! . . (Haut. )C'est vous qui medonnez des ordres!., alors, prenons que je ne sais plus le mari, je suis la femme. (Riant.) Mettezmoi un bonnet, voyons, mettez-moi un bonnet ; tout sera dit.
Mmc' galociiard. Je ne suis pas d'humeur à supporter plus long-tems ( appuyant) les allures que vous avez , et à vous admirer comme une sotte.
GALOCIIARD, sérieusement. Elle m'appelle une sotte... alors le changement est accepté... bon ! (Il pince les basques de sa leste comme si c était un jupon, ri fait la révérence à sa femme.) Monsieur Galociiard , je suis bien surprise...
Mme GALOCIIARD, acee une froideur hautaine. Si vous me poussez à bout, vous m'obligerez à faire rompre notre mariage.
GALOCHVRD , s'éloignant virement et à part. Comment ! elle casse notre nœud ?
Mmc GALOCHARD, d'un air menaçant. 11 y a un pape, monsieur !
GALOCHARD. Oui, oui, je sais... j'en ai entendu parler... ( A part. ) Ah ! ça, mais! ah! ça, mais... (Haut , cl d'un ton met çant.) Louison î je ne sais pas ce que le valet de chambre du roi t'a dit, mus j< te préviens que j'ai distingué dans un massif un cornouiller de 1 1 ois ans que je déplanterai en sa faveur... Oh! Louison!
■ (. M.OCHMtn. Des menât <
y, monsieur, si vous continu* ei u
forcée <!«■ vous faire mettre à la Bastille!' «. m.ocii \ri>, a pari,a> c. éclat. Ah! grand Dieu! c'est Le ( oup <lu Lapin «pic je 1 1 sur la nuque... Si , i |""i\ da tenii cette lettre qui lui a tourné le chef. {Il indique
QU'U a trOUOè nerf, /,//
proche de sa femme d'un air Madame ( ralochard, je voudrais me i
conunoder. .. Hein !
(Il vint ranbrautTi )
■ GAI4W RAID, h /. Allez
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0 \:n; :i \i, Bit)
rien qu'un. ..
■ i.M.ociiMU». Du tout, I lis • (. m.oi.h \ni>, r
une fleur Mu ta joue, je n
1er! Il V embrasse ma
adroiiemenila lettre a ti était à
■■!■ 1/ Gahchard, D'un toi Ui!
M OM.OCHMSI) A
G \I O* H \lll>, a pari. Je >ms n:i m
mais j'ai la lettre.
M" C M.OCII \RD, il part. \\ , I n uns DOU ! POUF ai !ie\i i de In,
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Ali! je i eus In |, e Pour moi and bonheur !
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