ERNESTINE, CHARLES DE VAUDEL, LA PRINCESSE DE BLAMONT
CIIAI \ Il Y , LE COMTE D'Aï CI- COURT , LA DUCHESSE DE LAN- GEAIS, ARTHI \\ J)i: NERVAL.
(Au lever du lide.m, ils sont OMISel grOOpël ; Ar.hur de Nerval tient en main mie brochure. J
krm.stim.. Comme ce récit est intérêt- Huit !
Charles. Que de courage et de force
(l'aine !
r.n\i:sTi\r.. Qui poui rail ne pas l'admihaletant de fatigue , u ul au milieu
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, Comme ils doivent li tie .111 tlieitrc; le Dfl
mier occupe la droit • de EeTeui.
du désert, et trouvant dans L'énergie de son caractère la force que son corps ép lui refuse l
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était critique.
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quelque râleur que ce petit sold.it Je Bonuapai te '
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placée ses faveurs comme son estiin
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M. de Juuully possède une .le t,,aiuc*
LE MAGASIN THEATRAL
follement trempées qui commandent le respect et l'admiration.
ernestine. Et comme il est simple !
comme il est aimable.'... Ce n'est pas seulement un général très-distingué, c'est encore un homme charmant dans un salon. Demandez à ma sœur, qui le voyait presque tous les jours avant qu'il partit pour la province.
LA PRINCESSE. Ah! oui, je me rappelle, on en a quelque peu causé dans les cercles de notre faubourg : est-ce qu'en effet ce serait un de tes nombreux adorateurs , ma chère nièce?
DE NERVAL, à part. Qu'entends-je ?
IA princesse. Aurais-tu, par hasard, encouragé des prétentions?
LA DUCHESSE. La noblesse de son caractère, l'élévation de son esprit, m'ont l'ait trouver du charme dans sa conversation , je l'avoue.
LA princesse. Et tu as été bien aise d'attacher à ton char un de ces hommes réputés indomptables, que leurs dangers et leurs aventures recommandent à l'attention du public?... à la bonne heure! il n'y a pas de mal à cela , mais prends garde !...
LA DUCnESSE , souriant. A quoi donc , ma tante?
LA princesse. Gomment! à quoi?...
mais n'es-tu pas duchesse , veuve et riche? n'es-tu pas la reine de nos salons?
LA DUCHESSE. Ma chère tante!...
la princesse. Demande à M. d'Augi- , court ce qu'on disait de toi au dernier raout de la marquise d'Esclignac.
d'acgicourt. Je dois convenir que les éloges n'avaient point de bornes : rien de plus gracieux, de plus séduisant et de plus insaisissable que la jolie duchesse de Langeais, disait-on. Tourner toutes les tètes, ravager tous les cœurs et rester calme, c'est un art qu'elle seule possède.
DE \i:u\ \l, à part. Est-il possible?
LA duchesse. En vérité, monsieur le comte, ces louanges...
i. \ M INCESSE. Sont méritées; mais songes-y bien ! le trône sur lequel tu t'es assise est glissant, et les hommes comme
ce M. de Jumilly, ces caractères de fer
LA DUCHESSE, souriant. Se brisent contre la volonté d'une faible femme tout aussi facilement que les autres.
LÀ PitiNCESSE. Cela se peut; je t'engage point nu à y faire attention!... Je me rappelle, moi, qu'en 17S0...
i.\ Diciir.ssi.. Que vous est-il arrivé?
L\ PRINCESSE, se Itwirit ainsi (pie tout le
passé , et pense à l'avenir. Il serait fort ridicule , vois-tu , que ton amour s'avisàtde se mésallier.
er\esti\e. Oh ! ma sœur ne songe pas à se remerier.
LA PRINCESSE. Et elle a, ma foi, bien raison! Mais souviens-loi toujours, chère petite, de ce que je t'ai dit vingt fois : ces hommes de LUionaparte , infatués de leur pauvre gloire, ont des manières à eux, apportent dans nos salons une intrépidité de champ de bataille qui ne laisse pas quclqiieliis d être fort embarrassante.
LA DUCHESSE. Eh! mon Dieu! celui dont vous parlez est parti depuis deux mois : Dieu sait s'il reviendra !..
la princesse. Désespère-le tant que tu voudras, si cela t'amuse, mais prends garde!... Adieu , chère enfant, mon service m'appelle près de Madame, et je Le quitte, nous nous reverrons au bal du ministre. N'oublie pas mes avis.
LA DUCHESSE. Je vous remercie beaucoup, matante.
lv princesse. M. Charles de Yaudel reste sans doute près de sa prétendue?
Charles. Je suis contraint de m'absenter quelques instans, mais madame ma permis de revenir, et M11'' Ernestine m'a promis, pour ce soir , la première contredanse.
ERNESTINE. Nous verrons cela.
LA PRINCESSE. Allons donc!... votre main, monsieur le comte.
Air : Are raillez pas la garde citoyenne. ■1 la Duchesse.) Adieu, ce soir nous nous verrons, je pense, Mais du péril songe à le préserver ; 11 ne faut point commettre d'imprudence : On ne sait pas ce qui peut arriver.
Je l'a voûrai , j'ai quelque inquiétude : Ces généraux, pires que nos niarquis, Ont dès long- teins contracté l'habitude D'agir partout comme en paji conquis.
ENSEMBLE
LA r-RlM.I.SSK et lÙlfilCOVHT.
Adieu, ce soir nous nous venons, je pense, etc.
LA 1)1 CI1ESSE
Adieu, ce soir, nous nous verrons, je pense , Mais du péril je sais nie préserver; Et, croyez-moi, pour faire une imprudence , Je sais trop bien ce qui peut arriver.
Charles,/? Emestinc.
Adieu, bientôt nous nous verrons, je pense, Car, pour le bal, je viendrai vous trouver; 11 y faut être avant la contredanse; Un ne sait pas ce <pii peut arriver.
F. n m s t i m. , à Cn a ri es .
Adieu, bientôt nous nous verrons, je pense , Car, pour le bal, vous viendrez nie limn.'r; 11 faut y être avant la contredanse ; On OC sait pas ce qui peut arriver.
La Princesse. d'Augicourt, Chai les et Ernestine
monde. Il Slltlit; ne nOUS Occupons pas du | sortent par le fond ; in Duchesse les conduit. )
L AMI GRANDET
DE NERVAL, à part sur le devant. Elle voyait tous les jours M. de JumilU !... Oii!... il faut qu'elle s'explique.