‹ Pièces de théâtreChapitre 63 sur 1241 · SILVIA, FABRICE · texte numérisé non relu

SILVIA, FABRICE

FABRICE. Bonjour, ma belle Circé; où m sommes-nous de nos encbantemens?

S1L\ IA. \ OUS le voyez, je ks prépare. FABRICE, ÎNe smnmes - nous donc pas

pins avancée que tes apparence* ne L'indiquent ?

SILVIA. Si lait, il est venu.

fabiucl. Et il doit revenir?

SILVIA. Pour qui ai-je lait toilette ?

I Millier:. Tenez, Silvia, j'ai une peur.

SIL\ IA. LaqUi lie.'

FABRICE C'est que vous n'oubliiez mes intérêts pour vous occuper des voues.

sn.\ i v. Ne sent-il pas les même

FABRICE. Mais moi, je suis amoureux.

SILVIA. Eh bien ! liioi, j'aime.

FABRICE. Vous, Silvia !... Ah! pardieu, voilà un habile liomine et notre maître à tous, puisqu'en vingt-quatre heures il est plus avancé que Henrique et Paez au bout

de six mois.

SILVIA. C'est que je connais le seigneur Diego depuis lou.;;-leinps, voilà tout.

FABRICE. \ «mis ;.• connaissez, d;tes-vous?

silvia. Oui, Fabrice ;.«t à vous> qui paraisses -ous L'influence d'un amour réel,

je puis ouvrir mou cœur, fermé au\ regards

de ces jeunes ions... Oui. depuis longtemps je; l'ai vu et je l'aime; et c'est cet amour (pii m'a fait quitter Madrid, renoncer à la vie de plaisirs que j'y nu nais... A Séville, je l'ai retrouve'' ; je ne le cherchais DBA mais, en le ieyo\ant, un

espoir que j toujours repou

emparé de moi... celui «le nu- faire aimer

de lui... I u projet, qui avait pour appartint: de vous sci vu -, à peine conçu, a été

mis a exécution., .le l'ai revu hier.. . je l'ai revu Bujourd Imi !

I àBRICE. Eh bien?

SILVIA. ldi bien, Fabrice, je suis la

plus heureuse ou La plus malheureuse des

l( mu u je ne puis eiic à lui.. . l'a-

il m'aime.

FABBICB. M VOUS aime. . il vous l'a dit?

Silvia. Non, mais j'en suis sûre a sa

les yen pai <>l< - même •

i ibbice.H voua a promisde i evenii .' mia i \. \ ous voyez bien que je L'attends. i Muuci Pauvre Silvia !

sn.\ i \. Quoi?

i ibbicb. Mai - don Diègue qui quitte

Séville a L'instant.. .

SILVIA. Don Diègue quitte Séville ! Le

croyez-vous ?

iabrice. J'en suis sûr.

silvia. Et vous me dites cela ainsi !

FABRICE. J'ai pris mes précautions.

silvia. Lesquelles

FABRICE. Eeouiez, Silvia, je suis un lioinine reconnaissant, moi... même de l'intention... A ous m'avez promis d'éloigner le mari, pour me laisser la femme... eh bien ! moi, j'éloigne la femme pour vous laisser le mari.

SILVIA. Qu'est-ce que vous dites?

FABRICE. Que six bomnies à mes ordres, commandes par le drôle le plus adroit de toutes les Espaynes, sont embusqués à cent pas d'ici...

SU. M a. Et vous croyez qu'ils oseront?

On ontend un coup de pistolet.

FABRICE. Tenez, les voilà qui nous donnent de leurs nouvelles.

silvia. Mon Dieu! Seigneur, protégezle!

FABRICE* riant. Soyez tranquille, Silvia, j'ai reeomniandé pour lui la plus grande considération... les plus grands égaras...

SIL\ i\. Ob ! vous avez fait là une ebose ailieuse, terrible !

FABRICE. Mais où allez-vous?

SIL\ia. Je ne sais... je vais le défendre... me mettre entre lui et les assassins...

FABRICE* Mais vo. toile, Silvia, ce

ne sont point des assassins.

sili i \. Laissez-moi!

FABRICE. Quelqu'un vient... je ne me trompe pas, c'est don Diègue.

sn.viA. Don Diègue !

fabbice. Allons, Silvia, à l'œuvre chacun de notre coté'... Celui oui aura réui le premier préviendra l'autre.

11 MU t.

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