JUMILLY, GRANDET, LA DUCHESSE
(Elle c»t apportée évanouie par un domestique , qui la dépose sur le canapé , et sort avec le premier , sur an siyne de Ginnrfct.)
JUMILLY, Oh! qu'as-tu fait?., ne devaistu pas prévoir cela?... une femme si faible!... si délicate !...
GRANDET. Au cœur si tendre, n'est-ce
JUMILLY. Pauvre Matiiilde!...
c;ra>'DEt, le forçant à reculer. Maladroit!... (iniras-tu?... ne vois-tu pas les couleurs qui reparaissent?... elle est capable de suivre tous tes mouveinens : ces femmes-là ne s'évanouissent que d'un œil.
jumilly. Ali! oui, de la ruse!... toujours de la ruse, tu dis vrai!... Laisserions, Grandet!...
Grandet. Ah ! ça, pas de faiblesse?
JUMILLY. Non l... je suis décidé à lui dire tout ce que j'ai sur le cœur!... et ici, du moins, il faudra bien qu'elle m'écoute?. . Ce que tu as fait, jamais je ne l'aurais tenté, mais j'en profite.
Grandet. A la bonne heure! Je ne serai pas loin!... mais si tu fléchissais, comment l'avertir?... Ali ! j'ai un moyen.
JUMILLY. Que prétends-tu faire?
GRANDET. Tu verras!... Songe que je surveille tes moindres mouveinens!...
JUMILLY. OL ! ne crains rien.
( Il va s'asseoir pns de la cheminée , prend un journal , èl Grandet sort par la porte de gauche , en emportant la flûte, qui est restée sur le pupitre.)