‹ Pièces de théâtreChapitre 640 sur 1241 · JUMILLY, GRANDET, LA DUCHESSE · texte numérisé non relu

JUMILLY, GRANDET, LA DUCHESSE

(Elle c»t apportée évanouie par un domestique , qui la dépose sur le canapé , et sort avec le premier , sur an siyne de Ginnrfct.)

JUMILLY, Oh! qu'as-tu fait?., ne devaistu pas prévoir cela?... une femme si faible!... si délicate !...

GRANDET. Au cœur si tendre, n'est-ce

JUMILLY. Pauvre Matiiilde!...

c;ra>'DEt, le forçant à reculer. Maladroit!... (iniras-tu?... ne vois-tu pas les couleurs qui reparaissent?... elle est capable de suivre tous tes mouveinens : ces femmes-là ne s'évanouissent que d'un œil.

jumilly. Ali! oui, de la ruse!... toujours de la ruse, tu dis vrai!... Laisserions, Grandet!...

Grandet. Ah ! ça, pas de faiblesse?

JUMILLY. Non l... je suis décidé à lui dire tout ce que j'ai sur le cœur!... et ici, du moins, il faudra bien qu'elle m'écoute?. . Ce que tu as fait, jamais je ne l'aurais tenté, mais j'en profite.

Grandet. A la bonne heure! Je ne serai pas loin!... mais si tu fléchissais, comment l'avertir?... Ali ! j'ai un moyen.

JUMILLY. Que prétends-tu faire?

GRANDET. Tu verras!... Songe que je surveille tes moindres mouveinens!...

JUMILLY. OL ! ne crains rien.

( Il va s'asseoir pns de la cheminée , prend un journal , èl Grandet sort par la porte de gauche , en emportant la flûte, qui est restée sur le pupitre.)

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