‹ Pièces de théâtreChapitre 646 sur 1241 · I. \ DUCflSS8l,à Juniii. ' tour · texte numérisé non relu

I. \ DUCflSS8l,à Juniii. ' tour

de vous due, monsieur : je ne vous permets

pas encore de me répondis '.

An\ : Soldat françmis* lci.ii

Sons mon regard roosba m - feux ,

Puisque parler rou m arei oond un Un jeu ci nel tut joue dam ce* \\< m , Car une tomme ici tut entrain* Votre tictime est là sans défi n& m ; D'un tel complot tjui Paul I M :i i •» on risqua, pour déchire!

I i délicatesse cl l'honneur. . .

Qui donc a perdu Ja pari

jt milly, troublé. Madame!..

GWJkHDET9àpari.] enons à ion >* i oui [Haut.) Vous avez infiniment d'esprit ,

madame . tout le monde 1>

a fait aujourd'hui sort on [>< u <!<> n

ordinaires; j'en conviens!.. \oii> poUTCS nous accuser... niais, du moins , \oii>. ne nous séduire/ plus.

LA DUCHESSE, riant. Ob !.. et (TOC lerais-je, je vous prie , de La léduction de M. Grandet ?

GEANDBT. Eh mais !..

LA DUCHESSE , à Jnmil/y. Je suis chei vous, monsieur ; j'y rata par mu pu-.

cependant réputation, estime, toul ce qui fait la considération d'une femme pi m m\ tre enlevé par celte misérable veng< an<

jlmillv Ah ! foui ne dont ; de

ma volonté de vous soustraire à i<>m danger, à toute interpri t tiion factieuse '.

GEANDET, à part. Diable de poltTOB !...

LA IU CHBSSI , a Juniii \ . Je n i I

de vous, monsieur, que li pati m'écouter un moment !.. \ on a voulu des témoins de ma présence chei vous; je ronffm à m'eipliquer «1 vaut eux. Aloi, veuve et libre, objet d'atteni

et d'envie, je ne le en lie \ | ; n .1 •

voir acheter L'estime et la consul par le sacrifice de ces tendi ih ,

que les hommes se don ml de peine

pour nous inspirer, quoiqu ils nous i damnent si impitoyablement quand nous les ressentons. J*ai occupé mon esprit du soin d<' garantir mon coeur ; e et q i nommes 1 1 coquettei le gardien d'une conduite où la malveillance n'a rien pu ti o:i\ et .< reprt ndi e \ vous réroltea contre cet instinct naturel

qui porte À désh ei de plaît i et <|m ! ni

craindre d'airaej !.. il i M p< ut-< ire n

le toi t des femmes qui le rotrt . i

sieurs ! vous aT« de dou

nous séduit e . roui en ai es d ci

pour nous juger ! . tous 11

sont boni poun d >u ■ sQumetti e, ei roui

\ » .us n i ita d i plus mii'M , n, . « nip]

nom assm il nos jmimIiIi -> tonq :

BMPWf Ofc • UWOCCW '•••• une .

LE MAGASIN THEATRAL

la duciïesse. Une femme s'arme souvent de la plaisanterie , d'une froideur apparente, d'une indifférence qu'elle voudrait bien éprouver, et s'efforce ainsi de disputer au sentiment qui l'entraîne une liberté qui lui échappe! heureuse quand elle retarde assez l'aveu qu'on tâche de lui arracher, pour connaître. tel qu'il est celui qu'une illusion allait rendre maître de son cœur.

JTJWÏLLY, à part. Serait-il vrai?...

GRANDET, Ahie, ahie , ahie!...

la duciïesse. Un instant, je l'avoue, j'ai pensé que j'avais trouvé celui dont l'amour devait l'emporter sur tout le reste, et mon cœur croyait sentir que la vanité, les plaisirs, la fortune, ne valent pas ce qu'il peut y avoir de bonheur dans une parole d'amour, prononcée par l'homme qu'on aime et qu'on estime!...

(Kilo regarde Juimlly qui semble sYmonvoir.)

Ji HILLY, à part. Uh!... s'il était possible. .. Grandet!.. Grandet !..

GRANDET, à part . C'est encore un piège !

ADÈLE, à part. L'aimait-elle véritable-

u \ ni Ciifsse. On m'a donné le tcms de réfléchir, on m'a rendu service! ..(Jilleva Pèrs Krivul.) Monsieur de Nerval, peu'-etre a-t-il fallu que la Parisienne fut défendue contre vous par un sentiment qu'elle ne s'avouait pas à elle-même?... il y aurait peu de générosité à bVenorgueïlhr d'une Semblable victoire : pardonnez-moi donc nur plaisanteries!.. ( Elle s approche d'Adèle. ) Quand on est jeune , bonne et jolie ,

on fixe à jamais l'amour , en dépit des coquettes et des inconstans , soyez-en sûre , mademoiselle , et veuillez ne pas nie gafrder rancune!.. ( Elle va à Grandet. ) Monsieur Grandet, l'amitié excuse bien des choses; et , en vérité , je devrais vous remercier d e m 'avoir Jugé digne d'être la compagne de 1 homme que vous aimez le plus au monde! ( D'un ton très- moqueur et très-grarieusù. ) Il faut un cœur dévoue comme le vôtre pour imaginer de tels projets! ... il est fâcheux seulement de ne pas réussir ; mais que voulez-vous? le tout est de faire les choses à propos!., votre ami ne m'aime plus sans doute... et moi je ne l'aime peut-être pas encore!., le mariage que vous m'aviez annoncé manque pifr force majeure !.. après cela , il mesemble que je n'ai plus qu'à me rendre au bal. .. un peu tard , il est vrai , mais j'arriverai encore à tems pour la dernière valse!.. Adieu donc, mademoiselle!

messieurs, j'ai l'honneur de vous saluer !. . {A part en sortant. ) Je suffoque !... mais ils ne m'auront pas humiliée!..

Page 1