‹ Pièces de théâtreChapitre 682 sur 1241 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

MINA, MAX , venant du second plana droite.

Pantalon bleu ciel a galons d'or ; capote verte ; boutons de hussard ; bonnet de police ; collet et parernens jaunes; boutonnières galonnées.

MAX, avec joie. C'est elle !

MINA, avec joie. Ali I

MAX, vivement. Ma bienfaitrice !

mina. Ne vous voyant pas, je craignais qu'il ne vous lut arrivé quelque malheur.

MAX. Comment est-ce possible , puisque un ange veille sur moi?

MINA. Tenez, monsieur, voilà des provisions pour toute la journée.

MAX, prenant le panier et le portant dans la cabane. Toujours bonne donc, toujours prévenante?

MINA, avec grâce. Et si je vous abandonnais, que deviendriez-vous , puisque moi seule dans tout le canton je sais qu'en haut de ce rocher il y a un homme qui souffre et qui paraît avoir des motifs pour se cacher?

max. Et vous avez été assez généreuse pour ne pas dédaigner de tendre la main à un étranger, à un fugitif, a un inconnu.

min\. Oh! un inconnu! oh ! non ! je sais bien qui vous êtes.

MAX, vivement. Vous savez qui je suis?

mina, avec gentillesse. Vous êtes militaire.

max. Ça, je l'avoue.

mina. Au service de la Sardaigne, je vois ça à voue uniforme

MAX. Comment! ma charmante protectrice ( car je ne sais pas votre nom), mon titre de militaire a suffi pour exciter à ce point votre intérêt? [Gaîment.) Parbleu! l'armée sarde doit être fière d'exercer une pareille influence.

mina. Vous êtes fugitif et vous venez chercher un asile dans notre Suisse ; moi, je vous vois souffrant, je vous tends la main : vous êtes malheureux, que me fautil de plus ?

MAX, avec enthousiasme. Mais dites-moi, je vous en conjure, à qui je dois tant de soins et d'égards, qu'au moins le nom de ma bienfaitrice puisse se mêler à toutes mes pensées.

MINA. A quoi bon?..

Air : Moi, je suis là (de l'If de Croissey).

Quelle est votre jeune compagne?

C'est un s'eret qu'ell' veut conserver.

Je vous cherche dans la montagne .

El mon cœur sait bien vous trouver ; Vous voyez hien, d'après le vôtre, Qu' nous n'avons pas besoin, oh! non!

Pour penser toujours l'un à l'autre, De notre notu !

MAX. Vous êtes une bien bonne jeune fdle, et celui qui vous épousera aura la meilleure femme de tout le Valais.

MINA. J entends des pas... allons... éloignez-vous... puisque vous craignez d'être aperçu.

MAX, avec inquiétude. Oh! oui, car ce matin j'ai déjà vu de loin des hommes qui semblaient regarder de ce côté.

MINA. Des chasseurs de chamois, sans doute, voici la saison. Tenez-vous dans quelque cavité du rocher et n'en sortez que quand vous n'entendrez plus rien; et si vous avez besoin de moi, vous me donnerez le signal dont nous sommes convenus: j'accourrai, si je le peux. . entendez-vous, monsieur? Adieu.

Ain : Il faut, t <-<i/s. (Mrac Dubarrv.)

ENSEMBLE

De la prudence'

Avant ce soir J'ai l'espérance De vous revoir.

Iktina s'éloigne pur le deuxième plan à gauche* iMu.x Mil t pat la (huit .

Page 1