MULNER, SCHNAPS
SCHNAPS, d'abord seul. Et cette Lisbeth!... avec son histoire en voilà en-
coreune!. . {Avec co/èïe.) Oh! les pères, les pères! Je suis indigné!., l'homme est petit!
MULNKlt, entrant par le fond et fermant la porte. Me voilà !
scnwps. Eh bien ! le prisonnier?
MULNER, d'un air satisfait. Il est ici.
scnwrs. Comment ici!., où ça?
MULNER, indiquant la porte qui est à F extérieur. Là ! c'est la plus belle chambre de la maison... je veux qu'il soit bien.
SCHNAPS. Mais la porte ne ferme qu'au verrou... vous voulez donc qu'il s'échappe?
MULNF.R, aoec bonhomie. Ecoute donc, je l'ai conduit à la prison de la ville; mais depuisquinze ans on n'y a mis personne.
SCHNAPS. C'est le tort qu'on a eu.
MULNER. Et la porte ne tient à rien. J'ai été obligé de L'amener avec moi. Ici, du moins, je l'aurai sous la main... (Sérieu~ srmeni.) Et elle? elle? tu l'as ramenée?
SCHNAPS, à part. 11 l'a reconnue ! {Haut.) Oui, mon oncle.
mulnf.r. Elle ne s'attend pas à ce qui va lui arriver. 11 faut être sévère , vois-tu? et je le serai.
schnaps, appuyant. Vous aurez raison, il faut... (Se radoucissant.) C'est-à-dire, non... non. mon onde, vous aurez tort.
MULNER. Tort?., une fille aussi coupable !
schnaps, aoec onct.on. Coupable? elle?
pas plus que l'oiseau qui vient déclore. Les jeunes filles... c'est jeune... elle es! dans l'âge de la hètise... elle a fait une imprudence... pas pins... et vous criez1...
A oilà bien la légèreté des pères ! ils ont
desenlans. .. qui ont plus jeunes qu eux.. . ils ne les surveillent pas, et puis après, ils crient... Ah! venire-de-bichc ! je ne voudrais pas être père !
MINA
MILNF.R. Je le suis, moi !
Si ll\ APS , d'un dir de compassion. Ali ! mi < qu'il tant que
SCHNAPS, le l'ai
>ute! Dana le premier moment, j'ai
i lé vil. . . j'ai ma] lut... je vous le dis ;
que vous raccommodiez ça... je pleurer... dites-lui (rue j'ensuis fâchi
-lui ça... (les pauvres ma lu femmes, ça pleure beaucoup, mou on Je n'aime pas ça, moi. [Il remonte de que
I a t puis redescend cl dit d'un air ga : Es que vous aimez, vous, à faire pleur* ; £i mines?
mi lner. Non certes... mais L'honneur... l'autorité d'un père méconnue...
SCHNAPS. Ah bab ! au boui du i ompte. ..
il n'y pas tant de mal... Si elle était sur le
haut du rocher , ça prouve qu'elle l'ai*-
niait, ce militaire. Le cœur d'une jeune
roua , mon oncle, l a-
inadou je ne rder que
comme de Tain ado u.. i un rien.
Elle i /. punie, à c't'beure; il s'agit
■ w .. une femme.. . c'esl chétif. ..
LiffiR. Mais je crois, li diable m'emporta . «le me faire de la morale!
SCHN \i'S. Soyo is don
l.\r.lt, inifi !r sir; CC qil
il bleu '.
SCHNA ix !
Mil limer. Tu qs, .car...
SCHNAPS, ./// mon
Dieu ' ce que ; »n oncle, i
dans votre intérêt. ..
■I LNER. ( it, dans mon intéi i
SCHNAPS, notion. Je v.
i te, <'t v(<!i>, ( béris c'i si vous qui
/// '</ donne l'éd qui m'a i
même de garder Les cbèvres... mais si vous la rudoyez ( toec menace.) Obî oh!
I OIK 1( ! .
KULNER. Eb bien ! qu que tu fe-
SCHNAPS, de même. Je n'en sais rien!... i laid. . i qui Ique » bose
de pas bi
mi LNER , impatienté. '. lu m
nuies, toi !.. va ti
II v.i cuti 'ouvtii i no : l cliezlui
SCHNAPS , tranquiilem bon! i
m i loul ce qu ■ oudi < /
tir \ ; ne.
mi i\! :-. , ', regardai fui.
i i! voilà Guillaume qui entre. (Haut.} Si In ips, va-i en.
I\ M'S On. n
mi i m h , à pari *. Il i coeur; n
* Schnaps, Mulu<rr.
il est insupportable h • qui
moi.'
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Tu i