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SCENE IV

IULES, VERDIÈRES, MOQUET.

ifjf.ES, bas a Veràièrti. Dites donc, vous allez, me présenter '

VE1DIÈRE9, bas. Du tout!. . du tout!..

chacun pour soi.

MllOI IT, deseen huit entre eut . Je suis

sûr que ma belle-mère vous parlait àt anciens triomphes?., le Fait eatquec'*

une belle Yéiius sous le Directoire. (/:>< ri-

canant.) A cette heure, nous tournons m petit peu à la momie ; je ne lui en ffJ pas pour { I

ji ris. Elle paraît fort r;aie , fort aimable :

Mnni i.r, avec mauvaise humeur. Kl!

une vieille chipie qui me faitenragei , qui

paralyse les dispositions que j'aurail < in- {;raisser!.. et c'est nu point qu'il J i àti

moinens... ( parole d'honneur , rousme

croirez si vous voulez) , il \ I des mono us

où je regrette de n'avoir pas soixante mille 1 1 v i < s de rente.

\ lit Dl i i:l s . \ mis n\ le m ul.

■OQfJST. Pour pouvoir lui du e : Voili

cinquante francs pai mois; allés demeura chei vous, emporta chienne, I litet-

la confire . faites-1 1 empailler . mus laisses)" moi la paix de mon foyer domestiqua laissez-moi la pais ! roua ce que je lui «lirais... mais je ne puis!., j u-nu par la vénération. .. an ! ii elle n'était pas li

mère de la fille !..

jiLEs. Ah! sa fill» !.. c'est un joli mariage que vous avez lait là, moBsieui Rfoquet !

■oquet, avec arm ur. Charmant, mon-

sieur !.. il n'v a pas de joui , il un I pas

de soir, il n \ i pasde... que je m m'en applaudisse ! c'est la bonté , c'est 1 1 fa tu , c est le rassemblement de touta l»s qualités. (// remonte de deux />//>, et dit d un dm

imposant.) Messieurs! voilà ce que je puii

vous duc. . . c'est le rassemblent! utile toutes

les qualités. 11 n\ • que b mère!.. ah!..

\ l u l>l l i;l s. BV I élOge dans la POUchc d'un mai i !

iVLBâ, à parti rn rismt. Oui; mais dam celle d'un ;;« ndre !. . ■OQi i i . Et quoique ma pauvre Minette

ne soit qu'une simple dame de I Ineiu |

la préfère à une foule de premiers suj \ r.nnii.ur.s. ^ mis roosy connsissci, tous

qui fournisses des maillots i tout le pci -

sonnel de l'Opéra.

MoyiKT, d'un air suffisant* M nn

peu*. • ic sais le s, , ( < t d<- ( es d< li< u ux

tibias qui font délirer l'orchestre! .. ostoa .

et les formes i.i\ issantes «jui I" il p i

i. lyanl icènef coton! . « t ma

Selle... ( il parte bêU «' J*il I COtOSl! . <l

madame... ( il p-tr,

ton ! Eh ' mon I > . . n ' tout* s< l mtés qui font 1 1 ii i nu i vi ille . si on U ai "t m , ,• ipi'i 11» s l'ajoutent .. qu'< ; l?..

( // rit aâ ""p

)e ton m m ùi je m'ai réte, . m

maillot est une » bote de confiance, je n'en dirai pas plus

Jli.LS M us madame Moqucl

LE MAGASIN THEATRAL

MOQUET. Mon épouse? ce n'est pas pour me vanter... mais les détails... je puis vous le dire à vous qui êtes un ami... ( à Vertlières) car monsieur est un ami... votre ami ?

verdières , vivement. INon pas , non pas... je ne connais pas monsieur.

MOQUET, à pari, d'un air fort surpris. Comment, il ne connaît pas monsieur!

JULES, bas. Eh! mais...

verdières. Qu'il fasse ses affaires luimême.

jules. C'est juste.

MOQUET, regardant Jules avec embarras.

Mais alors je n'ai pas l'honneur de connaître... (A part.) Il y a comme ça une foule de voleurs qui s'introduisent chez les danseuses , pour y dérober bijoux et autres.

JULES, embarrassé. J'ai pensé que je pouvais venir comme monsieur...

MOQULT. Comme M.jVerdières? je vous trouve à croquer ! . . nous le connaissons , lui , c'est lui qui nous a mariés.

jules, à part. Le sournois! il ne me l'avait pas dit!

VERDIÈRES, à part, se frottant les mains. On va le mettre à la porte ! . . bien ! . . MOQUET. Ainsi, monsieur...

JULES, balbutiant. Monsieur.... monsieur... je suis artiste... oui, je suis artiste... eu en ma qualité d'artiste... je venais... je venais...

MOQUET , à Verdières. Il se répète beaucoup, ce monsieur...

JULES , vivement. Je venais commander plusieurs maillots de danseurs... une trentaine de maillots...

MOQUET, étonné. Trente? trente maillots?., donnez-vous donc la peine de vous asseoir , monsieur...

verdières , à part. Pas mal ! pas mal!

MOQUET, le regardant aux jambes. Mais

monsieur est donc dans la partie? (A part.)

c'est quelque danseur de corde... il est

bancal !

jules. Monsieur... monsieur... je suis directeur d'une troupe qui va en pro-

ter à Cowint-Gardin...

gnifique ! . . . quinze n pour ce soir. . . les mail paquets tout prêts .. i les places retenues à lai

JULES. Eh quoi!

vous laisseriez aller Londres?., le pays des

MOQUET , « i ec digniL monsieur... et pourt; j aloux !.. ( Avec g en tit nombre de tigres da sont plus endurans qu tière... ( Avec enihou femme comme la miei nous , mon épouse y a elle m'aime tant !.. n verrons , quand ce ch aura encore donné un de chant.. . pour chanl

JULES, un peu ému.

mettez.... M. Verdi

leçons ? (Bas à

mais des duos , des avance joliment!

verdières , bas à J reculez déjà ?..

MOQUET. Et VOUSCC

pourra chanter et dai il nous pleuvra des er d'un air confidentiel.) danse de corde, dans JULES, étonné. Cor

( Verdières remonte un pe son envie

MOQUET, toujoursf

c'est tombé, Bobino

Mme Saqui entrepren

(On entend ue

verdières. Qu'es!

MOQUET, avec hurr, pas ! c'est un voisin, i est de notre orchest plainte sur sa clarinel J'aimerais assez que 1

P9900Q9QQQQQ8Q8QQ0ftQQt

SCEI

LE MARI DE LA DAME DE CHOEURS

JULES, à part. Dieu! s\je pouvais attraper l'autre ! . .

MOQUET. Tu as froid.?... attends, ma bonne, attends, chère amie... je vais fermer la fenêtre.

(Pendant que Moquet se dirige v«rs la fenêtre, Jules baise vivement l'autre main de .Ninette qui jette un cri.)

NINETTE. Ah!

MOQUET, se retournant sans avoir fermé la fenêtre. Quoi donc?

ninette , émue. Rien, ce n'est rien....

[A part, regardant Jules. ,)Ii est aventureux, ce jeune homme.

verdières. Yous paraissez souffrir , mon ange?..

ninette. Oui, un peu, j'ai des vapeurs! les nerfs malades... (A part.) Je crois que c'est lui qui m'a fait compliment hier, d'un air si drôle... {Vivement à Moquet qui retourne à la fenêtre,) Oh! ne fermez pas la fenêtre... (A part.) Je n'entends plus sa clarinette.

MOQUET , avec tendreise. Assieds-toi doue!.. Comme elle a Fair ondoyant! (// lui donne un baiser, et dit avec emphase.) Tu es belle, va... je vas te donner un fauteuil...

( Il emporte la chaise sur taqu.îlle Ninette allait s'asseoir, et va chercher un fauteuil au fond; Verdières va chercher un tabouret, tandis que Jules s'approche d'elle.)

JULES, bas. Ninette, il faut que je vous voie ce soir... dans votre loge... je vous aime ! . . .

NINETTE , sévèrement. Monsieur ! . . .

MOQUET, toujours avec tendresse. Tiens!

assieds- toi... repose-toi... ménage-toi... mon houri... (G aiment à Ji- les.) C'est mon houri... du paradis de Mahomet!

"VERDIÈRES , mettant le tabouret sous les pieds de Ninette. Tenez, ma colombe...

mettez vos petits pieds là-dessus. Prendrezvous une leçon de chant, ce matin? (Bas.) J'ai à vous parler... moa amour me tue.. NINETTE. Monsieur. . . { On entend de nouveau la clarinette, Ninette s* écrie avec joie.) Ah!

moouet. Hein!... c'est cette clarinette

ninette. Ah! fi donc!

VERDIÈRES , appuyé ne le dos du fauteuil. Puis plus à Londres... nous a çon... nous chanterons.

(// chante a Rendez-moi ma patrie .

Ou laissez-moi mourir.

MOQUET , à part, voyai peut pas se tirer de son f.

un bon professeur ; mai:

ninette. Merci , n Verdières, je ne chante pieds trop fatigués... (A plus je le déteste, le vieu

MOQUET, V embrassant vre petite femme !... (av mon Héloïse , toi , et 1 Abei... (S' arrêtant toutavec une sorte d'effroi.) tendresse) tu es ma La Plutarque. (A part.) J'aii

ninette. J'ai besoin pari, regardant la fenêtre) lir.

moquet. Tu veux amour ? (A Verdières ett être seule, mon amour.

JULES , à part. Seuh reviendrai...

verdières, à part. Ç de premier sujet.

MOQUET , quittant sa fi milieu d'eux. Dam! mes pas osé vous le dire... n sorti de la bouche des gi

VERDIÈRES, lui^donn tainement... Adieu , m chez votre directeur, lui petite . . . {Moquet se retoi prendre congé de lui; l Ninette. Bas.) Il faut er expliquiez, méchante...

JULES , à Moquet. Adi reviendrai bientôt... ca mande. [Moquet se retoun Jules s'approche alors de r»mir vous rfvnir snnvpri

LE MAGASIN THEATRAL

Morbleu ! je gagnerai quand même!

(On entend In clarinette.) ninrtte , à part.

Il joue encore ! ah! que ca fait de bien Da souffle de celui qu'on aime !

ENSEMBLE

MOQUET.

Portez-vous bien, et je compte sur vous ; Mais revenez car je vous considère Comme un ami , comme un dieu, comme un père ! Tout mon plasiir est de vous voir chez nous.

VEIIDIÈHES.

Vous obliger, c'est mon bien le plus doux; Car comme un fils, moi, je vous considère... Mon cœur d'ami, mes sentimens de père, Sauront bientôt me ramener chez vous.

jules, bas à Ninette.

Allons, je pars ; iuais pour un soin plus doux Je reviendrai bientôt, oui, je l'espère , Je crois savoir ce qu'il me reste a faire... Adieu, Ninelte , adieu, je suis h vous !

(Ils sortent.)

OOOOOOOOOOOOPOOCOOOQOOOODOOOOQOOOOOOOOOOCOO

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