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LE MARIAGE DE RAISON
Air : Ainsi que vous, je veux, mademoiselle. D'autre docteur il n'est pas nécessaire.
SUZETTE
Je serai le vôtre aujourd'hui :
Il faut et rester tranquille et vous taire, C'est mon arrêt, et je l'ordonne ainsi. Pour vous forcer au repos, au silence, Je reste là.
EDOUARD
Moyen très incertain !
Car je suis sûr d'oublier l'ordonnance En regardant le médecin.
SUZETTE , allant prendre sur le guéridon , à gauche , la tasse qu'elle présente a Edouard.
Ne regardez pas, monsieur, et prenez ce que je vous donne.
EDOUARD
Eh mais ! Suzette, comme ta main tremble!
SUZETTE
Oui... oui... je craignais de renverser. (Pendant qu'il boit.) Cela vous fait du bien , n'est-ce pas?... Cela doit vous calmer, vous rafraîchir. (Au moment où elle veut prendre la soucoupe, Edouard saisit sa main qu'il porte à ses lèvres. ) Eh mais... que faites-vous?
EDOUARD
Ne m'est-il pas permis de te remercier?
SL'ZETTE
Edouard... Edouard, finissez... vous voulez que je m'en aille. (Elle s'éloigne de lui, et s'avance sur le bord du théâtre. )
EDOUARD, se levant et allant à elle.
Suzette, n'es-tu pas la fdle adoptive de ma mère?... n'es-tu pas ma sœur?... n'avons-nous pas été éleve's ensemble?... Autrefois tu ne te défiais pas de mes caresses... a présent elles te font de la peine.