‹ Pièces de théâtreChapitre 84 sur 1241 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

LADY NELMOOR, EMMA.

BBli Tu as été bien sévère, LAD! KELMOOR. Mais aussi quelle audace !

EMMA. Il est vrai qu'il n'est pas nul étourdi I venir jusqu'ici el entrer <le force.

L\i)Y NBLMOOR. Si M. de Noimout fui arrivé.

EMMA. Il n'en faut pas davantage pour compromettre une femme.

IfiBI mi.mooh, pourtant. Est-ce qu'il serait véritablement amoureux ?

EMMA, riant. Mais j'en ai peur 'et je t'ai ▼riment une grande obligation.

LADY \ELMOOK , donne. Et de quoi donc ?

EMMA. De m'avoir épargné l'embarras de le congédier moi-même.

lady kelmook. N'est-ce pas moi seule

que cela regardait?

immy. Oui, parce que nous sommes chez toi! mais enfin, cet embarras, c'est moi qui te l'ai attiré.

LADY \fl.MOOIl. Comment?

emmv. Puisqu'il venait ici pour moi.

I \DY aklmOOK. Tn te trompes , ma chère, c'est moi qu'il cherchait.

EMMA. Mais non. C'est mon étourdi, dont je te parlais tout-à l'heure.

LADY HELMOOR. C'est celui que j'ai banni de chez moi.

EMMA. Est-ce possible!..; (riant aux éclats ). In adorateur pour nous deux quand nous croyions en avoir chacune un ! fal

LADY \ELMOOl\. Peux-tu rire de cela »...

EMMA. Veux-tu donc que j'en pleure.

[ElU rit).

t m>a Mniooii. Voila hier, tes geu- à la mode.

LMMA. CVfl IfSeï plaisant, il n'a païen

l'air embarrassé < t oc l'eu est pas tiré trop mal! c 'lacune, a pu se croire seule adorée! s'il fut re-té, il sérail peut-êlre parvenu à non- tromper toutes les deux.

LADY NKLMOOR. Oh ! je lYn défie bien ! je méprise trop un semblu .rit ie.

emm \ ni , j'oubliais I loi t"

invulnérable! ûiais comment i'as-tu donc connu ?

lady XELMOOR. Cette étourdie de Caroline , notre Ancienne compagne, ne me l'avait- elle pas présenté comme un parti convenable , il y a trois mois . dès mon retour en Fiance? Je '.'ai vu quelquefois.

EMMA. Ah! c'était lui ? En effet , i! est le cousin de Caroline ! et j'aurais dû me rappeler. {Elle rit). Ah ! ah ! ah !

LADY AELMOOll. Tout te lait rire aujourd'hui.

EMMA riant. Et tu As cru vraiment?

LADY \ELMOOIl. è'&\ cru... quoi?

emma, d'un ton insouciant. Oh ! rien !. . un souvenir! je te dirai cela plus tard! niais «ai— tu bien que c'était un parti charmant. Riche, d'une famille distinguée, lieutenant-colon»'! à ringt-sb ans . neveu et aide Je eamp d'un maréchal de France!

LADY AELAlOOK. C'est i U la ! un aide de camp , un jeune fou faisant la cour à toutes les femmes et incapable d'en aimer une réellement.

(On entend le bruit d'une voiture).

EMMA. Oh ! pour le coup , voilà notre futur ! Il ne vient pas à cheval . lui, comme notreécer\eléd'amoureux!oh non. Un bon landaw ! Tout ce qu'il fait est grave et paisible! Il n'a pas cet empressement qui nous troublerait, et il suit le précepte du sage : Dans tout ce (juo tu fais, hâtetoi lentement.

i \ DOMEST1Q' 'E (inucunint . M. le baron de Normont , M. de Yerpv. . .

lady \ELMOOi\ étonnée. Ah! mon oncle aussi.

le domestiole annonçant. Et ML le comte Arthur de la Yillelle.

EMMA. Comment ?

LADY HELMOOR. Par exemple.

M. DE VfflLPt , en dehors. Prenez bien garde.

M. DE NOUMOAT Sfl dehors. Appuie-lui sur moi !

(La porte s'ouvre Arthur partit , soutenu

par MM. de Verpy et de Xorniont. H a

l'air de ne pouvoir se poser sur un de ses

pieds.)

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