‹ Pièces de théâtreChapitre 85 sur 1241 · SCÈNE M · texte numérisé non relu

SCÈNE M

M. Dï vfkpv, Airniru . m. bE normont. LkDl M-l-MOOR, EMMA.

M. Dl v I M"». Ma nièce, je vom» amène un Mes

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LAD\ MàUlOOK à part, Est-ce p— si Mal

LE MAGASIN THEATRAL

M. DE verpy. A peu de distance de l'avenue , M. de lu Yillette , qui allait de Paris à Fontainebleau , a été jeté violemment a terre par son cheval et il semble avoir le pied démis.

(On assied Arthur dans un fauteuil).

M. DE xormoxt. Un cheval trop vit! tu es si étourdi.

ARTHUR, d'un ton moqueur. C'est juste, tu as de la raison , toi !

M. M XORMOXT. Heureusement , nous arrivions au moment môme. . .

ARTHUR. Quel bonheur pour moi?

M. DE VEIIPY. Et j'ai pensé que ma nièce, en noble châtelaine, voudrait bien recueillir un beau chevalier blessé.

EMMA à part. Je n'en reviens pas.

M. de verpy. Eh! bien, Adine, vous avez l'air tout étonnée?

LADY XELMOOR. J'avoue. . . que. .. cet accident. . .

M DENORMOXT. Ce ne sera rien , j'ai une recette excellente pour les foulures.

Arthur. Oh ! mon ami, combien je te serai obligé.

LADY xelmoor , dpart. Il se moque de lui , c'est sûr.

M. DE VERPY. Mais je ne vous comprends pas, ma nièce ! vous ne dites rien, vous êtes là*. .

lady nelmooh. Pardon , mon oncle !

pardon ! c'est qu'en vérité j'ai été troublée.. Je m'attendais si peu. . . Mais je vais envoyer chercher un médecin.

M DE xormoxt. J'ai pris ce soin , madame , eu entrant ici, car j'ai pensé que vous permettriez... . J'ai aussi à m'excuser d'être venu sans votre autorisation; mais votre amie. . ..

EMMA. J'ai déjà obtenu le pardon peur vous et pour moi.

M. DE verpy. Et ÎU. de Normontest venu me chercher, pensant que ma présence rendrait la visite plus convenable.

ARTHUR. Ce cher iNormont, comme il songe à tout ! Un autre, un étourdi comme moi, eût été si empressé , que l'idée. ne lui serait pas venue de se choisir un témoin ! a mon dernier duel, moi je l'oubliais ! Jugez donc si pour une tendre entrevue. . .

m. m: xormoxt, d'un air satisfait de hu même. C'est que toi, Arthur, ou moi, c'est un peu différent.

ARiui fc.Ohl je te rends justice! Aujourd'hui , par exemple , à ma place tu n'aurais p,^ ru le pfed démis , comme moi.

m. de xormoxi , nant. Certainement

non.

M. DE VERPY. Ah ! pi , ma nièce, savez"

vous qne nous avons fait huit lieues. . . et que. . . .

lady XELMOOR souriant. Ah ! mon oncle , veuillez m'excuser. (A un domestique qui entre). Qu'on prépare à déjeuner pour ces messieurs. (Le domestique sort).

ARTHUR. Oui , ces messieurs , après un voyage, out besoin de réparer leur:* forces; moi , pauvre blessé, je resterai ici pendant ce temps. (Ici M. de Verpy cemmenceà examiner Arthur) .

M. DE verpy, à part. Ah ! .. rester !..

EMMA à part. C'est cela , il espère n'êtro pas seul.

LADY xelmoor à part. Je comprends !

il veut parler à Emma.

M. DE XORMOXT. Mais Arthur, tu dérangerais ces dames , à qui vraiment j'ai bien des excuses à faire pour tout l'embarras que je leur donne avec ta blessure.

ARTHUR. Laisse donc , laisse donc ! c'est moi que cela regarde et je veux être chargé tout seul de la reconnaissance.

II. DE xormoxt. Non pas , c'est pour moi que madame veut bien te recevoir, (à Lady Nclmoor). N'est-il pas vrai ?

lady xelmoor avec mm peu d'impatience.

Pour vous si vous le voulez.

H. DE NORMOXT. J'ai bien l'honneur de vous remercier. (A Arthur) Tranquillisetoi donc et sois ici comme chez toi.

ARTHUR. C'est là tout ce que je voudrais. (A demi voix) Ah ! si je pouvais lui parler seul !

M. de verpy , examinaut le visage de tout le monde. A part. Diable, diable... (Haut). La blessure de monsieur me rappelle qu'en 1805 , j'étais comme lui lieutenant colonel. . . .

ARTHUR. Et vous fûtes blessé à l'armée en défendant la patrie !

M. de verpy le regardant nvec intention. Non pas ? mais un jour, je fis semblant de l'être pour avoir accès dans une maison dont l'entrée m'était interdite.

ARTHUR. Ah !

LADY XELMOOR d part. Il a des soupçons.

emma, à part. Le cher oucle devine.

M. de xormoxt, à de Verpy en souriant. Quelque amourette !. . . ah ! vous avez été un peu. . .

M. DE VERPY. Deaucoup.

M. DE xormoxt , d'un ton plus sérieux. Vous nous conterez cela entre hommes , ces dames ne permettent pas. . . .

Ai. DE VERPY. Vous croyez que ces dames ne permettent pas.. . (A part) Ma nièce a rougi , Arthur est inquiet !.. Je ne me suis pas trompé.

UN MARIAGE RAISONNABLE

M. DE NORMOXT. C'est que, de votre temps, les jeunes gens étaient très-audacieux , sous l'Empire. Et les femmes étaient coquettes !. .. .

M, de verpy. Oh' c'est li différent maintenant !. . .

M. DE NORMOXT. Ce n'est plus cela ! plus cela du tout !

M. DE VERPY. Oh ! mon Dieu non !

M. DE MOAM OHT. Voyez plutôt Lady Nelmoor , quelle simplicité! quelle absence de toute coquetterie ; aussi j'ai rendu hommage à tant de raison î Toujours douces , égales et bonnes , voilà les femmes que nous aimons maintenant ; ce n'est pas comme à votre époque, une folie passagère; c'est une estime et une amitié de toute la vie. . .

EMMA </ part. Ce pauvre Normont (haut) Ces messieurs avaient parlé de déjeûner?

M. DE VERPY. Oui , mais je désire auparavant avoir quelques instans d'entretien avec ma nièce.

LADY nelmoor étonnée. Avec moi ?

M. DE VERPY. Oui, je vous en prie. (77 a sonné , un domestique entre). Aidez M. de la Villette à passer dans la salle à manger, où j'irai le retrouver bientôt.

ARTHUR. A vos ordres , monsieur. (Il se lève soutenu par le domestique. A part). Maudits souvenirs de 1805.

M. DE NORMOXT allant à son aide. Prends donc garde ! et le médecin qui n'arrive pas ! J'ai bien envie de t'indiquer ma recette pour les foulures !

EMMA. Je vais te remplacer , ma chère Adine , et faire le9 honneurs du déjeuner eu attendant ton arrivée à table et celle de monsieur.

M. DE VERPY. Nous ne tarderons pas a vous rejoindre. (Ils sortent. Arthur est soutenu par Normont et le domestiqu e.

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