SCÈNE NI
LAGARDIE, MIGNOT
LAGABOIi .
On ne m'avait pas trompé, ce costume... (S'approchant. ) Père ftfignot!...
MIGNOT, se levant.
On y va!... Ah! mon dieu ! je m'oublie... ce nom que mes anciennes pratiques me donnaient... Qu'y a-t-il pour votre service, monsieur?
LAGARDIE
Eh ! quoi ! vous ne me remettez |>i-
MIGNOi • Si fait... attendez donc... je crois que <■ est... Ah! dites-moi bien vite si c'est toi, Lagardie '
LAGABDUB.
Embrassons-nous!
MiGNOT , .1 pan
Comme ce gaillard-la VOUS a pris de la foi ce, de la tournure !...
LAG »RDIE , ."i par) Pauvre cher homme!... comme il est
vieilli!...
MIGNOT
Tu vois, ils m'ont exilé ici dans un hôtel, sous un bel habit.
LAGARDIE
Enfin, je vous ai retrouvé !... J'ai appris que vous habitiez eet hôtel, et qu'on \ voyait souvent votre nièce, cette M. nie que j'aimais tant '
MIGNOT
Ah! lu sais que Feu M. Nacquart est mon '
1 ai \r.111 Je l'ai appris , il y a un an , à Grenoble j «m j'étais alors malheureux, sans fortune, sans espérance*.. Aujourdhui mon sort est bien changé!. ..je ne viens ici que pour vous.
MIGNOT
Vrai'... je t'en remercie, mon (jarçon Moi je -m- toujours le même... pour ma nièce, c'est différent ; il y a en elle dnw remmi
l'une qui aime le monde, les assemblées, la danse, la parure... celle-là est coquette, altière, ambitieuse.
1 lOABJNl -
Je vous crois , ell< m'a trahi... p l'oublierai tout-à-fait ..
Il ÉPOQUE, SCÈN1 III
HIGROT.
Mais non-, .non- l'antre femme... que \c surprends quelquefois agenouillée, les mains jointes, les yeux routes, et il me semble met lui avoir entendu murmura Psmkvti Lagardie! »
LAGARDIB.
Il serait vrai0... eue aurait dit...? EL bien! je vous crois.» elle pense en< i... cela
ne m'étonne pas... j<* L'espérais... On i pu l'éblouir, mais, j'en juge par moi-même, le coeur ne Baurait changer... on n'aime bien qu'une fois... et dites-moi , Mignot . - j< n vais la voir, lui parlei aujourd'hui!. .
mh.m.i
Ah ' ce n'était que poui moi !...
I \< MMI .
Je vous en prie!
MIGBOl .
Tu tombes mal... un grand bal ce soir... car tu ne sais pa — Après la mort de mon neven Nacquart, conseiller au Parlement, nn rechercha >a veuve... elle étail riche, toi monde la reçut, la famille du maréchal de I Hôpital sur-tout ; le maréi bal lui-même déclaré son ami... il la consulte toujours; < t, aujourd'hui encore, mademoiselli de I Hôpital l.i relient pi poui l'aidei i fairt les
honneurs d une fi te qu'il donne.
LAG uni!
Oui, je l'ai ■'|>|>' i me faire présentei chea le maréchal pai l'.nnbassadem de Suéde, auprès de qui j'ai une puissante n < ommandation.
Mil. Mil
Bah!
LAG vi ï il
Mais an milieu de tout « e grand m mon entrev m .w i < Marie serait trop n nai je veux, avant ton», connaître ses m lis sentiments, -i c'est possibli ... Voules-vous lui demander, poui moi . un i ntretien -
, .ii le pressentiment , je ne la quittt i si que pour von-; nommi i mon oncle.
Mil. M) I .
Le ciel t'entende!... Et moi, L igardie, je rous
-ui\ i n '
i m. m du .
M . maison ne lei a-t-elle pas I ■ r< " n'aures-vous pas le droit <l \ ' ommandei • •>
maille .'..
mu \ni .
En maître-d'h >tel, i i M r « » « i r • e que je veux. .