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SCÈNE XI

MIGÏSOT, Mmc NACQUART, MARION, LE MARÉCHAL.

marion.

Marion pleure, Marion crie, Marion veut qu'on La niane.. .

Votre servante, monsieur le maréchal. ^11

passe devant elle , et sort à droite , sans la regarder. )

Tiens '.comme il estaujoui d'hui!... A son aise!... Je vous salue, madame Nacquart; bonjour, père Mignot... Si vous saviez, la valetaille qui ne voulait pas me laisser entrer, pareeque je suis arrivée dans une ehaise à porteurs !

MADAME NACQUART

C'est l'ordre de mes gens.

MARION, riant.

De tes gens!... encore plus drôle!... Eli! pourquoi diable, ma chère Marie, t'avises-tu donc d'avoir des gens?

MIONOT, à Manon , en liant.

Le fait est que c'est comique. Ah! ah! ah!... Madame Nacquart le regarde avec colère, et va s'asseoir pour écrire." — MigUOt, hônteut, s'est retire'- dans le coin de la scène, à droite. )

M Al! ION.

Mais e'est au maréehal que j'en veux , il est soi ti sans me dire une parole... Ah! j'ai vu un temps où il était moins silencieux '... Dame! chacune son tour... .l'étais belle alors... comme toi... impertinente... comme lui... et j'avais <le> ;;ens comme les tiens.

AlR: On a tant de peine., (de U FlANCÉE.)

Mais mon régne est passé ,

Mes attraits ont baisse , Ce que j'ai n'est qu'un mince avantage;

Je vois fuir les grandeurs,

Et la chaise à porteurs A déjà remplacé l'équipage,

Dans mes filets j'ai pris

Des ducs et des marquis ;

Je gagnais beaucoup d'or,

J'en mangeais plat encov.

Même à présent , vois-IU , Je n'ai pas tOUl perdu ; [bis.)

Je puis , dans mes bons joui I Rattraper les amours !...

Cependant il faut être mocteate Mes attraits passeront , Les amants les suivront ;

Mi ! du moins (pie la gaîlé nous reste ! I ii jour \ ient OÙ l OU n'a Itien que ce plaisir-là !... [bis.)

mk.mi i , allant près de Mai ion.

Écoutez donc, manuelle Marion, ma nièce, ça sera différent, parcequ'elle aura des m. iris. mari ON. Cest juste, des maris, c'est plus solide!. .«A propos, père Mionot, est-ce vrai, ce qu'on dit, que madame Nnc'quarl va se remariei C'est une nouvelle qui court... Oh 1 j'en ai bien

MIGNOT

ri!... et toi aussi tu en riras, j en suis sûre; n i stil pas vrai, madame la maréchale?

madame NACQUART, toujours assise à la table, à droite.

Pourquoi pas?

M U'.ION, à part.

Dans le fait, où serait la mésalliance? le mari un bâton, la femme un battoir; ça fera de très belles armoiries!

Mic.NOT, bas à madame nacquart.

Et Lapjardie?

MADAME NACQUART

Voici la réponse... Mon oncle, approchez .. plus près. (Bas.) Marion ne doit plus reparaître ici... le maréchal veut qu'on la renvoie... Je compte sur vous.

Mic.NOT, bas.

Comment, tu exiges..*?

MARION

Ah! çà , décidément, madame Nacquart, vous serez donc une grande dame?

MADAME NACQUART

Qui a besoin de vous pour un petit service.

MARION

Ab! compte sur ma complaisance.

( F.lle va près de madame Nacquart.) MA1IAMI n \< Ql Ali'l .

ÉCoiitez.

( Elle lui parle bas à l'oieillr MIGNOT, à part, dans le coin à gauche. Maréchale!... ma nièce !... Voilà la peur qui me prend. Si «die s'élève, il faudra que je monte

encore... et Dieu sait où je m'arrêterai!

MARION, bas à madame Nac.piart.

Qui?... votre oncle?...

MAOAME NACQUART, bas.

Il le faut, le marécbal le veut.

MARION, La-

Allons, je m'en charge, ne fût-ce que pour adoucir le coup.

MADAME NACQUART, à part. et prenant le milieu de la

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