‹ Pièces de théâtreChapitre 985 sur 1241 · UD · texte numérisé non relu

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MAGASIN THEATRAL

MARGUERITE, prenant très-vivement la main de la Chanoinesse, et parlant avec une grande agitation.

Taisez-vous!... Ne voyez-vous pas que mon cœur bat avec violence?... que ma main tremble et que mes yeux sont pleins de larmes?... Ah! vous ne savez donc pas ce que c'est que d'être jalouse?... Vous ne savez pas qu'on peut devenir cruelle et méchante quand on souffre ainsi ; et que cette femme peut perdre a la fois par un éclat sa réputation et son repos pour toujours?

Elle!... votre amie!... oh! c'est affreux!

MARGUERITE

Dites-moi donc, au contraire, ce qui peut l'excuser!... dites-moi qu'elle n'est qu'étourdie et imprudente!... Dites-moi bien plus; dites que c'est lui qu'elle aime !... lui qu'on ne peut s'empêcher d'aimer!... afin que je l'excuse, que je lui pardonne et que je la sauve !

BOMSARD.

Que dites-vous?

LA CnANOINESSE.

Ah !... voilà qui est bien!

Marguerite , comme ayant l'air de se souvenir, e allant près de la porte de la chambre.

Non !... ni Albert, ni Amélie n'auront à rougir devant personne !

BONNARO.

Quand je le disais!... les femmes aiment toujours ceux qui les rendent malheureuses.

MARGUERITE, à Jtonnard.

A présent, allez retrouver M. Forster, entrez avec lui, si vous voulez, dans le pavillon!

BOISNARn.

Sans doute il a déjà rassemble bien du monde devant la porte.

MARGUERITE

Raison de plus!... Allez, je vous en prie, sans questions... ?ans retard!. .

BONNARU.

Je ne comprends pas !

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