MORCEAU D'ENSEMBLE
nOOER.
Quoi! Monsieur, est-ce vons qui; je rencontre ici?
LEON, courant à Roger el l'einhrassanl.
Je ne me trompe pas! c'est lui-même ; c'est lui !
BAPTISTE
Ils s'embrassent tous deux!
MADAME RERTRAND.
Quel est donc ce mystère?
ENSEMBLE
BOGEH, LÉON.
0 hasard tutélaire !
Quel moment pour mou cœurl Le ciel qui m'est pros|iere Me rend mon bienfaiteur.
MADAME BERTRAND
Quel est donc ce mystère?
Il connaît ce seigneur.
Tout lui devient prospère, Tout lui porte bonheur.
BAPTISTE
Quel est donc ce mystère?
Quoi! ce jeune seigneur Embrasse mon beau-frère !
Ah! pour nous quel bonheur!
BAPTISTE
Mais comment donc se peut-il faire.
Que vous vous connaissiez tous deux?
BOGER, bas.
Taisez-vous donc, mon cher beau-frère, Vous le saurez.
LÉON
Non pas, je veux Devant vous proclamer moi-même Ce que je dois à son secours.
ROGER
Que dites-vous?
BAPTISTE
Bonheur extrême!
LÉON
Oui, c'est lui qui sauva mes jours.
AIR
Occupé d'une image chère.
Et bercé par un doux espoir.
Non loin de ce lieu solitaire.
En secret j'errais l'autre soir.
Lorsqu'à mes yeux, dans la nuit sombre,
Des meurtriers s'olfrent soudain.
Surpris, accablé par le nombre,
Je voulais résister en vam.
Le sort trahissait ma vaillance.
Quand tout à coup, dans le lointain.
Pour ranimer mon esiierance,
Je crois entendre ce refrain :
Du courage,
Du courage,
LE MAÇON
Lps amis sont toujours là.
C'était lui ! le \oilii!
ROGER
Je revenais de l'ouvraje,
Et mes armes sur le dos.
Je revenais de l'ouvrage
Pour soùtcr un dou\ repos.
Pensant à mou mariage.
Et pour abréger mon voyase,
Je marchais en clianlaut, Gaiment, Tra, la, la, la...
Quand je crois enten'Ire des cris.
Et je vois ce brave jeune liomme Qui se défendait, Dieu sait comme, Quoiqu'il fût tout seul contre six.
LEON
Près de mol soudain il s'élance.
ROGER
Son exemple me donn' du cctur.
LEON
Déconcerté par sa présence,
Intimidé par sa valeur,
LÉON
I/ennemi s'enfuit en silence.
ROGER
Nous restons maitr's du champ d'ivinnenr.
LEON
Mais croirez-vous qu'avec mystoi-e.
Mon sauveur s'obstine à me taire Sou nom, son adresse'? oui, vraiment!
A peine puis-je, en l'embrassant.
Lui irlisser, et sans qu'il s'en doute, Le peu d'or que j'avais sur moi.
Il s'éloigne, je l'aperçoi Qui gaime:;t s'était mis en route:
Et seulement dans le lointain J'entendais encor ce refrain :
Du courage.
Du courage.
Les am s sont toujours là.
DAPTisTE, à madame. Bertrand.
Pour la f.uuill' quel avanl.ige, D'avoir un frèr' comm' celui-là!
ENSEMBLE