‹ Pièces de théâtreChapitre 105 sur 575 · MORCEAU D'ENSEMBLE · texte numérisé non relu

MORCEAU D'ENSEMBLE

nOOER.

Quoi! Monsieur, est-ce vons qui; je rencontre ici?

LEON, courant à Roger el l'einhrassanl.

Je ne me trompe pas! c'est lui-même ; c'est lui !

BAPTISTE

Ils s'embrassent tous deux!

MADAME RERTRAND.

Quel est donc ce mystère?

ENSEMBLE

BOGEH, LÉON.

0 hasard tutélaire !

Quel moment pour mou cœurl Le ciel qui m'est pros|iere Me rend mon bienfaiteur.

MADAME BERTRAND

Quel est donc ce mystère?

Il connaît ce seigneur.

Tout lui devient prospère, Tout lui porte bonheur.

BAPTISTE

Quel est donc ce mystère?

Quoi! ce jeune seigneur Embrasse mon beau-frère !

Ah! pour nous quel bonheur!

BAPTISTE

Mais comment donc se peut-il faire.

Que vous vous connaissiez tous deux?

BOGER, bas.

Taisez-vous donc, mon cher beau-frère, Vous le saurez.

LÉON

Non pas, je veux Devant vous proclamer moi-même Ce que je dois à son secours.

ROGER

Que dites-vous?

BAPTISTE

Bonheur extrême!

LÉON

Oui, c'est lui qui sauva mes jours.

AIR

Occupé d'une image chère.

Et bercé par un doux espoir.

Non loin de ce lieu solitaire.

En secret j'errais l'autre soir.

Lorsqu'à mes yeux, dans la nuit sombre,

Des meurtriers s'olfrent soudain.

Surpris, accablé par le nombre,

Je voulais résister en vam.

Le sort trahissait ma vaillance.

Quand tout à coup, dans le lointain.

Pour ranimer mon esiierance,

Je crois entendre ce refrain :

Du courage,

Du courage,

LE MAÇON

Lps amis sont toujours là.

C'était lui ! le \oilii!

ROGER

Je revenais de l'ouvraje,

Et mes armes sur le dos.

Je revenais de l'ouvrage

Pour soùtcr un dou\ repos.

Pensant à mou mariage.

Et pour abréger mon voyase,

Je marchais en clianlaut, Gaiment, Tra, la, la, la...

Quand je crois enten'Ire des cris.

Et je vois ce brave jeune liomme Qui se défendait, Dieu sait comme, Quoiqu'il fût tout seul contre six.

LEON

Près de mol soudain il s'élance.

ROGER

Son exemple me donn' du cctur.

LEON

Déconcerté par sa présence,

Intimidé par sa valeur,

LÉON

I/ennemi s'enfuit en silence.

ROGER

Nous restons maitr's du champ d'ivinnenr.

LEON

Mais croirez-vous qu'avec mystoi-e.

Mon sauveur s'obstine à me taire Sou nom, son adresse'? oui, vraiment!

A peine puis-je, en l'embrassant.

Lui irlisser, et sans qu'il s'en doute, Le peu d'or que j'avais sur moi.

Il s'éloigne, je l'aperçoi Qui gaime:;t s'était mis en route:

Et seulement dans le lointain J'entendais encor ce refrain :

Du courage.

Du courage.

Les am s sont toujours là.

DAPTisTE, à madame. Bertrand.

Pour la f.uuill' quel avanl.ige, D'avoir un frèr' comm' celui-là!

ENSEMBLE

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