‹ Pièces de théâtreChapitre 104 sur 575 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

Les précédents; l,ÉON, sortant par la gauche, et suivi d'un domestique.

LÉON. C'est bien, je n'irai pas plus loin.

LE DOMESTIQUE. Monsicur, faudra-t-il que la voiture vous attende'?

LÉON. Non ; rentrez sans moi dans Paris. Je donne congé il mes gens pour toute la soirée. [Regardant sa montre.) Je suis parti de la campagne à si\ lieures. Dans mon impatience, j'ai pressé mes cbevaux, croyant que je n'arriverais jamais, et me voilà une heure au moins en av.mce.

MADAME BERTRAND, à Baptiste, rtfiardaHt dans la coulisse. R gardez donc celte belle voiture qui s'éloigne.

BAPTISTE. Et quel est ce jeune scigneurqui vientànous?

MADAME BERTRAND. Je ne le connais pas.

BAPTISTE. Ni moi non (dus. Comme il nous regarde! Si c'était quelque ùbieria'enr, quelque agent de M. Lenoir? Depuis ce que vous m'avez dit, je me défie de tout le monde.

LÉON. Mes amis, quelle est cette barrière ?

MADAME BEHTRAND. C cst Celle de Charcnlon.

LEON, montrant la droite. Et voilà le cbemin le plus court pour me rendre à la porte Sainl-Anloine?

BAPTISTE. Oui, Monsieur; tout droit jusqu'à une grande

maison en pierre avec des colonnes. C'est cidie de ce seigneur turc dont on parle tant dans le quartier, un méchant homme, à ce que l'on dit.

MADAME DERTRAND. Un mécréant qui n'a ni foi ni loi, et qui dernièrement a fait tuer un de ses esclaves, p ;rce qu'il avait cassé une tasse de porcelaine.

LÉON. Ab! ah! c'est par là qu'est son hôtel?

BAPTISTE. Oui, Monsieur; là vous tournerez ;i main droite, et vous vous trouverez dans la uraudc rue qui conduit à la Bastille.

rroN. Je vous rcnlercie, mes amis, et vous demande pardon de vous avoir dérangés.

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