‹ Pièces de théâtreChapitre 136 sur 575 · SCENE Vin · texte numérisé non relu

SCENE Vin

Les précédents; BAPTISTE, accourant tout essoufflé.

ROGER. Eh bien! quelles nouvelles!

BAPTISTE. De fameuses; et cette fois, je n'ai pas couru pour rien.

ROGER. Dieu soit loué!.. Parle.

MADAME BERTRAND. Eh OUI, sans doutc, cxphquez-Dous vite.

BAPTISTE. J'ai été chez le graveur.

MAD.1ME BERTRAND. Le graveur!

BAPTISTE. Oui, au coin du faubourg; un homme do Uileut qui ilemeure au cinquième, un savant distingué qui conuait les armoiries de tous les nobles anciens et nouveaux, attendu qu'il en fait tous les jours; et il m'a dit que les nôtres, celles en qu.'stion, appartenaient à la famille de .MeriuviUe, dont l'hùlel est prés de l'Arsenal.

MADAME DERTRAND. Un liotel magnifique, des gens immensément riches.

ROGER. C'est cela même; il faut y courir. BAPTISTE. C'est ce que j'ai fait, mais avec prudence et sans dan!?er; car il y avait tant de monde dans la cour, qu'on n'a" pas tait attention à moi. Tous les gens de l'bêtel allaient et venaient; ils parlaient tous de M. le duc Léon de Mérinville, un jeune colonel, riche, généreux, bienfaisant, enfin un maitre comme on n'en voit pas, car ses domestiques mêmes en disaient du bien; et tout le mon. le était dans la désolation, attendu que depuis hier il n'a pas reparu a l'hôtel, et cpion ne sait pas ce qu'il est devenu. ROGER. Grands dieux! c'était lui!..

BAPTISTE. C'est ce que je me suis dit. J'ai pense que l'objet dont il s'a'.;it appartenait à la personne en question; et sans en pailcï- à qui que ce soit, je suis venu te faire part de cette découverte.

ROGER. Malheureux! la belle avance! nous connaissons le nom de la victime; mais celui de sou ennemi, mais le^ lieux où il est retenu, tout est encore un mystère. Cependant, en çombinanl tons ces renseignements...

MADAME BERTR.\ND. Oui, saus doutc ; etsivousmo ilisiez... ROGER, se promenant à grands pas. Laissez-moi, laissez-moi ; il s'agit bien <le cela!

MADAME BERTRAND. Mais VOUS, du moius, monsieur Baptiste, explirpiez-m.ii un peu ..

BAPTISTE, Comment, est-ce que vous n êtes pas au lait? Je crovais ([iie vous ^avie7....

MADAME UERTR.VNO. Eli uon, sans doutc.

BAPTISTE. Eli bien ! s'il n'y a que moi iini vous 1 apprends... Dis-moi donc, Roger...

ROGER. Laisse-moi, te d,s-je! Parlez Ions deux. MADAME DERTiiANU. Mais, monsieur Baptiste, mais, mon voisin, qu'avez-vous donc?

BoGEiî. Rien!., ricii!.. in.iis .ilk'Z-vous-cn. Laissoz-moi snil!..

siADAME BcninAND. Ils Ont fous lieux ijcrdii Ii tiUe ; mais je v.iis chez mailamc rî.iplistc, chez sa femme : je la connais ; et pour peu qu'elle sache (incliiue chose, je devinerai le reste. (Elle sort avec BaiHhlc.)

sci!:>iE IX.

^OQVMjSùul, marchant à yranils pas. Que fa're V (pie (iev.'uir?.. Qui vient la encore? c'est llenrietle! c'est mi femme!

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