SCENE l.\ Les précédents; ZERBINE
ZEBBINE, tenant à la main une lettre et un papier plié. Le b.irun de WalUeii, en esclave fidèle. S'estime trop heureux de vous prouver son zèle.
FIORELLA
C'est bien I ce respect me plait fort!
{A Albert, lui donnant le paquet.) Tenez, lisez.
ALBERT, lisant.
« Beauté séduisante et cruelle... »
FIORELLA
Vous l'entendez, c'est le même relrain.
Voyons pourtant jusqu'à la fin.
ALBERT, continuant ''i lire, u Beauté séduisante et cruelle, « Qui des plus tendres feux avez su m'embraser « Je n'ai, vous le savez, rien a vous refuser ; « Sur ce point seulement prenez-moi pour modèle. »
FIURELLA.
C'est très-bien! c'est charmant!
Bien ne manque a ma gloire!
Je rends tendre et galant Un baron allemand!
{A .ilbert, lui montrant te papier.) Ainsi, j'aime a le croire, Votre ami sera content.
ALBERT
Mais mui...
FIORELLA
Pour vous, silence!
Voici la fête qui commence.
ALBERT
Cruelle! cruelle!
Rieiv ne peut vuus fléchir!
L'amant le plus fidèle Ne peut vous attendrir.
FIORELLA, riant.
Cinelle! cruelle!
Oui, tel est mon plaisir ; L'amant le plus fidèle Ne saurait m'attendrir.
ZERBINE
Lire belle et cruelle, C'est vraiment un plaisir :
L'amour le plus fidèle Ne saurait l'attendrir.