‹ Pièces de théâtreChapitre 160 sur 575 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

ARPAYA, ALBERT, RODOLPHE, vêt» très-simplemeni, «ne guitare derrière le dos, et enveloppé dans un manteau.

ALVtnT , secouant son manteau. N'est-ce pas vous qui êtes le majordome?

ARPAYA. Oui, Monsieur; à qui ai-je l'honneur de [larlcr?

ALBERT. Il me semble que vous n'avez p.is besoin île savoir qui nous sommes pour nous donner l'hospitalité; en tout ras, je suis le comte Albert de Sorrente.

ARPAYA. Quoi! mousieur le comte nous ferait l'honneur!, combien je suis flatté de l'occasion...

ALUERT. Il n'y a pas de ([uoi; car il fait un temps affreux, et nous sommes trempés; tenez, faites sécher nos manteaux; vous avez encore des chambres vacantes?

ARPAYA. 11 u'en reste plus que deux : celle où nous sommes, et une .lutre un |)eu plus élégante.

RonuLPllE. Crl|(-il un; sufllt.

ARPAYA, a piirl, rcgarilanl son costume. Je m'en iloule bien, et je vais faire préparer l'autre pour mousieur le

comte. Je ficherai. Messieurs, que vous soyez s uls chei

vous, s'il est possible.

RODOLPHE. C'est bien

ARPAYA Je dis : s'il est passible ; car si d'ici à minuit il survenait encore quelques voyaireurs, comme il y en a déjà deux dans toutes les chambres, il faudrait bien... parce que mon devoir, et la consigue...

ALBERT. C'est trop juste.

ARPAYA. Mais ça n'est pas probable ; car onze heures et demie viennent de sonner; en tous cas, on sait les égards et les procédés qu'on doit à monsieur le comte de Sorrente, et l'on agir.dt en conséquence ; je vais préparer la chambre de monsieur le comte, et je reviens. [Il sort en emportant le manteau d'Albert et celui de Rodolphe.)

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