‹ Pièces de théâtreChapitre 217 sur 575 · QUINTETTE · texte numérisé non relu

QUINTETTE

CHARIOTIE, apeicecant le duc.

Grand Dieu! iiuu vois-je?

{A madame Barnek et à Henriette.)

Et pour vous iiuel honneur!

{Faisant au duc tine révérence gracieuse.) VouSj Jans ces lieux!., vous. Monseigneur!

M.\D.4ME BARNEK, IIENRIETIE ET BENÉDICT.

Monseigneur!., que dit-elle?..

LE DUC, à part.

0 lâcheuse renconlie!

IIENRIETIE, à Charlotte.

Tu te trompes!

CHARLOTTE

Non lias; l'aimable conquér.inl.

Pour les belles toujours sa tendresse se montre; 11 m'avait t'ait la cour...

UENRIETTE.

0 ciel!

CHARLOTTE, riant.

Pour un instant...

Moi, je ne donne pas dans la chplomatie.

BÉNEDlCT.

Qui? lui?., c'est un compositeur...

UENRIETTE.

Un artiste !

CHARLOTTE, riant.

Tu crois...

(Riant.)

Mais c'est l'ambassadeui De Prusse.

TODS.

0 ciel!..

CHAB1.0TTE, de même.

Eh ! oui, ma cht'ro amie.

LE DIX, voulant s'approcher d'Henriette.

Écoutez-moi !

HENRIETTE, s'éloignant de lui avec mépris. Pour vous j'en rougis, Monseigneur I

ENSEMBLE

HENRIETTE , à part.

Ah! c'en est fait, sa perfidie Change mon cœur, et sans retour il \icnt de perdre pour la vie Et mon estime et mon amour!

LE Dic, (i part.

La pauvre entant! de perfidie Elle m'accuse dans ce jour!

Je sens ici que pour la vie Son cœur obtient tout mon amour!

CUAnLOTTE.

Oui, c'est chai niant! la perfidie De Monseigneur va, dans ce jour, Contre une chanteuse jolie Voir échouer tout son amour!

BENEDICT

Que je bénis sa perfidie!

Sans elle, hi5las ! et s;ins retour.

Celle que j'aime pour la vie Pouvait lui donner son amour !

MADAME BARNEK.

Ces grands seigneurs, leur l'eifidie Tient toujours pi et quelque bon lour ; Mais je serai, nièce chérie.

Ton égide contre l'amour.

LE DUC, à Henriette.

Pardonnez-moi cette innoccnle ruse.

Pour pénétrer dans ce séjour.

Ma f.iuli- n'esl que de l'amoui'.

Et vos charmes sont mon excuse.

HENRIETTE

PniMIER COITLET.

Le c;el uoiis a placés dans des rangs, Hélas! dillérents.

Vo s avez pi ur vous gloire cl grandeur... Moi je n'ai que inuii cœur, Et pour défendre ce cœur D'un dangereux séducteur...

Adieu vous dis. Monseigneur, Monseigneur l'ambassadeur.

DEUXIÈME COUPLET

Jugoz donc ce que je l'evieiiilrai.s.

Si je vous aimais!

Peut-être, hélas! j'en étais bien prés.

Pour vous quels regrets!

Mais grâce à leurs soins prudents...

Puisqu il en est encor temiis.

Adieu vous dis, Monseigneur, Monseigneur l'ambassadeur

LE DUC, fi Hcnriellc.

.le ne vous verrai plus! |iour moi quelle douleur! IIENUIETTE, arfc e/lurl.

De votre logo. Monseigneur, Vous pourrez chaque soir éprouver ce bonheur!

Ah! c'en est fait, sa perfidie Change njon ca>ur, et sans retour Il vient de perdre pour la vie Et mou estime et mon amour.

LE DUC

La pauvre enfant! de perfidie

Elle m'aecuse dans ce jour!

Je .«cnî ici que pour la vie

Son cœur obtient tout mon amour.

CHARLOTTE

Oui, c'est charmant! la perfidie De Monseigneur va, deuis ce juur.

Contre une chanteuse jolie Voir échouer tout son amour!

BENEDICT

Que je bénis sa perfidie !

Sans elle, hélas! et sans retour, Celle que j'a me pour la vie Pouvait lui donner son amour!

MADAME BARNEK.

Ces grands seigneurs, leur peifiJie Tient toujours prêt quelque bon tour; Mais je serai, nièce chérie, Ton égide contre l'amour.

(J.e duc sort, reconduit par Charlotte qui lui fait force révérencei en se moquant de lui.)

Page 1