‹ Pièces de théâtreChapitre 232 sur 575 · L'AMI!ASSA1)U!CH · texte numérisé non relu

L'AMI!ASSA1)U!CH

LB DUC, Henriette, que fïitea*roui?— Acte 3, scène'^5.

AU! l'heureux temps que celui-là!

Toujours mon cœur s'en souviendra!

BUNEDICT.

D'abord comme ki salle entière...

liENIUETTE.

En silence nous Ocoul.^it!

BENEDICT

Et quand s'élançait du iiarterre...

HENBIETTE.

Un bravo qui nous enivrait!

BENÉDICT.

Et lorsque pleuvaient sur la scène

HENBIETTE.

Les bouquets au\ mille couleurs.

BENEDICT

Ah ! ces jours-la vous étiez reine...

HENBIETTE.

Avec ma couronne de fleurs!

ENSEMBLE

Ah ! le bon temps !

Quels doux instants! etc.

BENEDICT

Et vous rapjiekz-vous encore?..

A peine le rideau tombait, L'écho de la salle sonore.

De votre nom leteulissait...

C'e;tvous. . c'est vous qu'on demandait!

HENBIETTE.

C'est vrai!., c'est vrai!

BENÉDICT.

Devant le publie idolAlre, C'est moi... moi (|ui sur le tliéUrc {Lui prenant la main.) Vous ramenais ainsi... je tenais voire main Que dans mon transport soudain Malgré moi je serrais .. ainsi!

HENRIETTE, retirant sa main.

Bénédict !

BÉNÉDlCT.

Ah! pardon, j'oubliais qu'aujourd'hui. . {Reprise de la première plirase ilu duo.) Aujourd'hui, je viens ici, Madame l'ambassadrice, OlTrir pour mon bénéfice, La loge que voici...

ENSEMBLE

BÉNEDiCT, la lui dontiant.

La voici, la voici...

HENRIETTE, flucc émotion el prenant le coupon de loijc Merci, Béuédict, merci!

LAi;NY. — Imprimerie de VunT el Tie. — K' 11.

co

L'AMPASSADRICE.

Ainsi Jonc, Boiiéilift... vous avci un bt'nùDce?..

BENÈDiCT. Oui,Ma(.l.imc... ([«"ou me dcv.iit depuis longtemps... depuis Vienne.

HF.NniETrE. Où vonç avez eu de gr.imls succès?

BÉNEDiCT. A ce qu'ils disent. . et alors M. Forlnnatusa doublé mes appointements.

UENiiiETTE. Ah! tant mieux! vous êtes donc heureux?

DENÉDICT. Non, Madame... mais je suis riche.

iitMiiETrE. Et nos anciens amis, et Cliarlottc?

BÉNEDicT. Ah! celle-là elle est au pinacle!., elle a eu, il Vienne, un succès de rage!.. Tons les soirs, des vers... deshouciuets et des bravos... tous les journaux retentissaient (le ses éloges .. il n'était question que d'elle... comme de vous autrefois!

nENRiETTE. Oli ! moi... l'on n'en parle plus!

BENEDICT. C'est cc que je me disais : C'est tlonnaiil... ou ne parle donc pas des duchesses! tandis que Charlotte la cantatrice... et puis... co n'est rien encore... Là-bas, à Vienne, elle avait tourné toutes les tilcî... c'était à qui lui ferait la cour... i\I. le duc, votre inari, a dû vous le dire.

IIENBIETTE. Noii, Vraiment, il no m'a rien dit.

BENEDICT. Ah!., c'est durèrent!., tous les grands soigneurs étaient à ses pieds. . Ces nobles d'Allemagne, si fiers et si hautains, se disputaient à qui serait reçu chez elle~.. à qui leutourcr.iit de soins ctd'honiinages... Entin, tout comme vous... dans votre temps... avant votre bonheur.

utNRiETTE, à part. Oui, vraiment.

BENEDICT. M. lis vous avoz uu si bel emploi maintenant... Je veux dire un si bel état! Et puis, tant d'éclat. .. tant d'estime... tant de considération surtout.

UENBiETTE. Silence!., c'est la sœur de mon mari.

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