‹ Pièces de théâtreChapitre 233 sur 575 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

BÉNÉDIcr, HENUlErrE, LA COMTESSE.

LA C051TESSE, s'avcmçant ijravement près d' llcnrielle. Mademoiselle... vous savez que le roi, par un ■ fiiblesso que le respect m'ompèrbe de <|ualilier, a consenti a .ipprouvcr une union...

UENBIETTE. J'ai lu la lettre de Sa Majesté.

LA COMTESSE. Oii plutôt uiio mésalliance dont, pour l'iionneur de la famille nous sommes Ions indignés'/

iiiNBiETTE. Madame... [Monlrant Béncdict.) Il y a ici un étranger...

LA COMTESSE. Ce qii • je dis... je le dirais devant tout le monde... J'avais déclare a mou fieie qu'.iuenn [louvoir ne me forcerait à vous reconnaître, et je parlais an nom de tous nos parents. . qui viennent de protester,

UENIIIETTE, « /Kir/. Qu'euteuds-jc'? ah! quelle biiniiliation! [ReijiirdaHt Ihhiéilicl.) cl devant lai encore!

LA COMTESSE. Mais, vaincue par les piieres et les supplications de M. le duc, qui, après tout, est le chef de la famille, je lui ai promis île venir vous trouver, cl voiri les concessions rpie je puis me pernuttre... Je ne m'oppo.sc plus il ce mariage, puisipi'il n'y a jias moyen de faire autrement... je consens même a vous voir ici, chez mon frère... ou chez moi, le malin .. le matin seulement.

ULNLUICI. Eh bien ! par exemple!..

IIENBIEITE, lui faisant »i(/(ie de se tain, liénédiel...

ijk COMTESSE. C'est VOUS dire assez que le soir, on public, et a roiiéra, il n'est pas convenable que l'on nous voie ensemble... Voici deux loges ipic le signer Kortunatus vient d'envoyer... vous êtes ici chez vous... choisissez.

iM:Niiii.TrK, défaisant rinc des e>ncl<i/)fKs. Leihoiv sera facile... la belle loge a la grande dame... l'autre à Ibumble artiste.

UENEDicT. I.'liinnlile artifte!.. elle qui, à Mniiidi, était respectée il boiioié.'... elle!., ipic les grandes dames tiaieut trop heureuses d'avoir dans leurs salons.

TiENiiiETTE, voulant l'arrêter. Silence!

BÉNÈDicT. Elle à qui le roi lai-niénic Oil v, in fjire des compliments, après uu: pièce nouvelle!

LA COMTESSE, Ic toisant de la tète aux jifds Quel est cet lion.me?

BENEDICT, avec fierté'. Bénédict, iircin'cr tjiior. .

LA COMTESSE, l'n clianlour ici ! . . seriez!..

HENRIETTE. B.Tiédict, lostez. {.i la comlesse.) Madame, par égard pour M. le duc de Valbcrg, que j'aime, et dont je suis tendrement aimée, j'ai dû consentir il cacher la véritéàtont le monde, et à vous-même, jusqu'à l'adhésion du |irince ii notre maiiagc; mais maintenant ipie je n'ai [dus de ménagements ii garder, je puis avouer avec orgueil ce que j'étais quand votre frère m'a offert sa main.

BENEDICT. Très-bien!

UENBIETTE, avec hauteur. Quant aux discours que je viens d'entendre, je ne les su;qiorlerai pas davaut.ige... je suis duchesse de Valberg, Madame, fiinnuMle l'ambassadeur, votre frère, et je prouverai que je suis digne de mon titre et de mon rang en ne soutTrant plus qu'on les oublie devant moi.

LA COMTESSE. C'est d u:ic au Kt-c !

HENRIETTE, lui faisant une rJvércnce. Je ne vous retiens plus, Madame. ( La comtesse sort en faisant un siijnc de colère.)

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