SCENE IX
Les pbécédents, GOLOFKIN.
TRIO
GOLOFKIN, passant cn(re Dimitri et Catherine, qui tient
dé]à la lettre.
Une lettre en ses mains! et pour qui, je vous prie?
DIMITRI
Eh! mais, c'est mon secret; je vou Irais, en honneur. Pouvoir en faire part à votre seigneurie, Mais cela ne se peut, demandez au docteur.
GOLOFKIX.
Pardon d'une demande indiscrète, peut-être .. Ah! le docteur est votre conlident!
DIMITRI, à Golofkin.
{À Catherine.) Oui, sans <loute. et lui seul te dira, mon enfant.
Ce qu'il faut faire de ma lettre.
(/( se rapproche de Golofkin, et pendant ce temps Lestocq dit à Catherine : ) LESTOCQ, à voix basse.
Va la remettre sur-le-champ A la princesse Elisabeth... silence!
Tu m'entends?..
CATHERINE
Oui, Monsieur.
LESTOCQ
Ton hymen en dépend !
{Catherine sort par la porte du fond, et Golofkin s'approche de Lestocq, pendant que Dimitri, qui s'est assis, regarde prés de la table uncahisr de gravures.) GOLOFKm, à demi-voix, à Lestocq.
Eh quoi! cet étourdi vous a fait confidence ..
D'un secret qu'entre nous je ne demandais pas.
GOLOFKIN, de même.
A qui destine-t-il ce billet?
LESTOCQ, hésitant.
Mais je pense...
GOLOFKIN, sévèrement.
Kéfondez, je le veux... iqui''
LESTOCQ
Parlez plus bas...
\ votre femme!
GOLOFKIN, étonné.
0 trahison nouvelle!
LESTOCQ, à part.
C'est ce que je voulais, qu'il devienne jaloux. Pendant qu'il veillera sur elle, U ne veillera pas sur nous.
ENSEMBLE
GOLOFKIN. •
D'une telle insolence Je ne puis revenir.
Mais silence et prudence.
Je saurai le punir,
LESTOCQ
Oui, celte confidence „ Lui lionne i\ réfléchir.
Et l'audace est prudence Quand il faut réussir.
LESTÛCg.
DIMlTIll.
Je me livre d'avance
An plus iloiix avuiiir.
Et silence et pruJeuoa, Tout doit nous réussir.