SCENE V
Les PRÉCÉDENTS, TAO.JIN.
TAo-jiN, entrant sur la pointe des pieih, A merveille... je m'altendais à vous rei.'CoiitrerensenibU'.
YANKO, ('( Peki. Vous lui avez donc tout raconté?
PEKI. Eh! mon Dieu oui! quand on a le même mari, ou se trouve liée tout de suite.
LE CHEVAL DE BRONZE
TAO-JIN, avec sentiment. Et puis quand le malheur vous rassemble! (luand toutes deux et le mi>me jour on est veuve... {D'un air intUIférent.) Car décidément je ne crois pas quM revienne de si loin... mais enfin, si cela arrivait, je ne veux pas qu'il vous retrouve ici.
PEKi. Non, Madame.
lAO-JiN. Pour que personne ne puisse vous reconnaître ni savoir ce que vous êtes devenue, vous vous procurerez d'ici à ce soir des habillements d'homme...
VANKO. Je m'en charge !
TAO-jiN. Puis, à la nuit close, vous trouverez à la porte du jardin mes gens et mon p.dariquin, qui vous transporteront au piid de la montagne d'Or, dans un palais qui m'apparliont, où un bonze, à qui vous remettrez ces tablettes, vous mariera sur-le-champ
PEKI. Quel bonheur!., et vous. Madame?
TAO-JiN.Je retournedésdemainii Pékin, près de quelques amis, pour y passer le tem|is de mon deuil... (Gaiement.) C'est bien triste... mais enfin il fautse f.iire une raison ..
PEKI. C'est ce que je me dis... et quant à la colère de mon père... une fois le mariage fait...
YANKO. Je n'aurai plus peur de lui! (On entend Tehin- Eao appeler en dehors.) Yanko !
ïANKO, effrayé. Ah! mon Uieu! d appelle! (Peki sort par la gauche et Yanko par la droite.)