‹ Pièces de théâtreChapitre 274 sur 575 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

LO-MANGLI, PEKI.

teitl, »» bonchani les oreilles. C'est asSez... c'est assez!., je l'ai bien entendu... des grandes slaluesdefemnies avec des tromiieltes... qui me répètent l'une après l'autre : .Si tu racontes ce que tu auras vu ici... lu seras changé en magot .. Eh! je le savais déjà... je le saisde reste... ce n'est pas là ce qui m'elfraie!

L(i-MANGLi. Je vois, beau voyageur, que vous êtes brave !

PEKI, timidement. Pas beaucoup!.. {S' enhardissant.) Mais enfin je silis vetiu sur le cheval dfe bronze poOf tenter l'épreuve.

LO-MANGLI. Et délivrer la princesse!

PEKI. Oui; en m'emparahl de ce bracelet magique qui seul, cUt-on, peut rompre tous les enchantements... (,-1 part.) Ce qui sera bien utile pour ce pauvre Vanko que j'ai laissé... {Imitant la position d'un magot.)

lO-MANCLi. Et VOUS êtes bien diTidé!..

PEKI. Très-décidé. Mais poiir devenir maître de ce bracelet, que faut-il faire'' . voilà ce que je ne sais pas encore...

LO-MANGLi. Et ce qUc je dois vous apprendre!.. 11 faut dans cette planète!..

PEKI. C'est une [ilanète!..

LO-MANGLI. Cellede VénuBj Oft il n'y a que des femmes !.. Il faut pendant une journée fihtière l'ester nu milieu de nous, calme et insensible.

PEKI. Si ce n'est que cela!..

LO-MANGLI. Oui-da!.. et quelles que soient les épreuves auxquelles vous serez exposé, ne pas manquer un instant aux lois de la plus stricto sagesse.

PEKI. J'entends !

LO-MANGLi. Car, à la première faveur que vous demanderez...

piKi. Vous refuserez!

Lo-MANGLi, d'un air doucereux. Mon Dieu non!., il ne tient qu'à vous... on ne vous empêche pas!., mais au plus petit Ijaiser que vous aurez pris.i, crac!., vous redescendrez à l'instant sur la terre, sans pouvoir jamais remonter le cheval de bronze, ni revenir en res lieux.

PEKI, étonnée. Est-il possible!.. (Vivement.) ^h\ mon Dieu!., et j'y pense maintenant, (.i I.o-ifattgli.) Quels sont les derniers voyageurs qui sont venus?

Lo-MANGLi. D'abord le prince de la Chine, qui est encore dans ces jardins.,, un concurrent redoutable ! car, encore

LE CHEVAL DE BRONZE

uni! heure ou deus, et la journil'e sera écoulée... jamais aucun voyageur ne nous a fait une aussi longue visite!..

PEKi C'est très-bien à lui!., et puis?

LO-MANGLi. Le grand mandarin Tsing-Sing... un vieux qui s'est arrêté ici assez loriglenips... deu.x licures!

PEKi. Voyeï-vous cela! à son ;\ge!.... Mais avant eux !..

LO-MANGLI. Ah! je me le rappelle... un jeune homme nommé Yanko!

PEKi, vivement. C'est lui!., eh bien?..

LO-MANGLi. 11 est à peine resté un instant !..

PEKI, avec colère. Quille indignité !

LO-MANGLI. Il est reparti tout de suite... tout de suite!..

PEKI. C'est affreux!., moi qui l'aimais tant!., moi qui viens ici pour le retirer de la posilion où il est... exposezvous donc pour de pareils magots!.. Jesuisd'une colère!., et si dans ce moment je pouvais me venger. .. (S'arrèlant.) Mais il n'y a ici que des femmes!.. {À Lo-Mangli.) Mademoiselle, dites-moi, je vous prie...

Lo-MANGLI, s'approchant vivement. Tout ce que vous voudrez...

PEKI. Vous êtes certainement bien gentille... bien aimable...

LO-MANGLI, à part. Pauvre jeune homme!., il va s'en aller!.. [Haut et regardant du côtéde lacoulisse à gauche.) Tenez... tenez .. voyez-vous de ce côté... c'est Stella et le prince !..

PEKI, à part. Je ne veux pas qu'il m'aperçoive... (Entrainant Lo-3Iaiigli par la main du côté à droite.) Venez... venez...

LO-MANGLi, en s'en allant. En voilà un qui ne restera pas lon;-'lemps ici. . et c'est dommage... car il est gentil!., [lille sort avec Pcki par la droite.)

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