SCENE VU
MARGUERITE, ZÉII.A, couverte d'un manteau et d'un chapeau de paille comme à la fin du premier acte.
ZKlLAi
ROMANCE
PREMIER COUPLET
La nuit et l'oraf-'o Ont égaré mae i>a3!
Et dans ce village On ne me connaît pas!
Je n'ai qu'un seul droit Et je le réclame!..
J'ai faim... j'ai bien froid!
Pitié... noble dame !
J'ai faim..i j'ai bien froid!
Pitié pour moi, noble dame!
DEIXIÉME COITLKT.
Vous êtes si belle !
Dieu n'a pas fait pour vous
Une ànie cruelle Avec des yeux si doux!
Je n'ai qu un seul droit
Et je le réclanic!..
J'ai faim... j'ai bien froidl
Pitié... noble dame!
J'ai faim... j'ai bien froid! Pitié pour moi, noble dame !
MARGUERlTli.
■Vous reeevoirl.. etque satei'-tous fati'e ï
ZEILA.
Rien, Madame, mais j'apprendrai !
HARGlEniIE.
Et vous u'avez jamais servi?
ZEILA.
Non!
{A part.) Au contraire!
(Baxtt.) N'importe!., je travaillerai Pour rien !
MARGUERITE, étonnéé.
Pour rien !
ZEllA.
Je ne demande Point de gages!
MARGUERITE, à part.
C'est différent !
On peut toujours, la pitié le commande. Essayer à ce prix son ïèle et'son talent!
{Haut.) Mais pour rester ici d'abord il vous faut prendre
D'autres habits!..
{Lui montrant la porte de l'escalier qui est au fond du théâtre.)
Vous en trouverez là !
ziltA.
Que de remercîments!
MARGUERITE, /w( falsûht si'gnc de sortir.
C'est bien!
ZÉILA, en sortant.
.Khi me voilà Servante ! et sans rien craindre, au moins, je puis attendre. (Elle disparait par iescalierqui est au fond du théâtre.)