MARGUERITE, RODOLPHE
MARGl-KKITE.
Vous allez. Monseigneur, signaler votre adresse.
nonor.PHr.
Et suivant mon usage, ici, ma belle hôtesse, De toi je viens quérir le couj) de l'éfrier! [Marguerite fait un signe ; on lui apporte sur un plat d'argent un grand gobelet qu'elle remplit et qu'elle présente au comte Rodolphe.) nuDOLPUE, après avoir bu, s''adressant à demi-voix à
Marguerite.
Si tu l'avais voulu, dos longtemps, inhumaine, Lq. seigneur ch.\telain serait ton chevalier!
{Riant avec fatuité.
Cela viendra!..
mAhguïrite.
Non pas!
RODOLPHE
Dans mon richo domaine Tu régneras un jour... J'y compte et je l'attends!
M.4nr,l'ERlTE.
\'ous ri.squez, Monseigneur, de m'atlendrc longtemps!
{Lui montrant .Hbert qui, triste et rêveur, descend de l'escalier à gauche, traverse le théâtre et va s'asseoir près des tables à droite, sans prendre part à ce qui se passe autour de lui.)
Car voici mon mari qu'ici je vous présente !
RonoLPHE, prenant Marguerite â part et à demi-voix.
Qui? lui?., ce freluquet?., ce jeune étudiant?..
A cet âge ils sont tons d'une humeur Inconstante!.. Tandis qu'au mien c'est diU'ércnt...
On n'aime qu'une femme!., on no regarde qu'elle!
Et riin n'en peut distraire! .
[Apercevant Zéila qui entre habillée en servante, et courant auprès d'elle )
Ah! grand Dieu! qu'elle est belle!