‹ Pièces de théâtreChapitre 298 sur 575 · MARGUERITE, RODOLPHE · texte numérisé non relu

MARGUERITE, RODOLPHE

MARGl-KKITE.

Vous allez. Monseigneur, signaler votre adresse.

nonor.PHr.

Et suivant mon usage, ici, ma belle hôtesse, De toi je viens quérir le couj) de l'éfrier! [Marguerite fait un signe ; on lui apporte sur un plat d'argent un grand gobelet qu'elle remplit et qu'elle présente au comte Rodolphe.) nuDOLPUE, après avoir bu, s''adressant à demi-voix à

Marguerite.

Si tu l'avais voulu, dos longtemps, inhumaine, Lq. seigneur ch.\telain serait ton chevalier!

{Riant avec fatuité.

Cela viendra!..

mAhguïrite.

Non pas!

RODOLPHE

Dans mon richo domaine Tu régneras un jour... J'y compte et je l'attends!

M.4nr,l'ERlTE.

\'ous ri.squez, Monseigneur, de m'atlendrc longtemps!

{Lui montrant .Hbert qui, triste et rêveur, descend de l'escalier à gauche, traverse le théâtre et va s'asseoir près des tables à droite, sans prendre part à ce qui se passe autour de lui.)

Car voici mon mari qu'ici je vous présente !

RonoLPHE, prenant Marguerite â part et à demi-voix.

Qui? lui?., ce freluquet?., ce jeune étudiant?..

A cet âge ils sont tons d'une humeur Inconstante!.. Tandis qu'au mien c'est diU'ércnt...

On n'aime qu'une femme!., on no regarde qu'elle!

Et riin n'en peut distraire! .

[Apercevant Zéila qui entre habillée en servante, et courant auprès d'elle )

Ah! grand Dieu! qu'elle est belle!

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