SCENE XII
Et ne comprends pasi
ALBERT, ZÉILA.
(A part.)
Si douce prière
ALBERT, levant les yeux, la reconnaît et poussa un cri.
Ne saurait déplaire.
Mais je dois me taire...
Ah! quel embarras!
Ali!., jamais l'en n'a vu ressemblance pareille!
Et quelque sortilège a fasciné mes yeux!
ALBERT
ZEILA, s'approchant de lui timidement.
Erreur enivrante!
Maître, votre repas est prêt.
Déesse ou servante.
ALDERT.
Mon trouble s'augmente
Sa voix!., gramls tlieuï!
El redouble, h^'las!
Et cette voix aussi qui charmait mon oreille !
0 douce chimère!
Ombre si légère.
DUO
Reste sur la terre,
Ne t'envoie pas!
PREMIER COITLET.
ZÉILA.
Est-ce toi ■?
C'est assez vous railler d'une pauvre servante.
Réiionds-moi !
ALBERT, vivement.
Non... ma vue infiilèle
Une servante?.. En es-tu sûre?
Aura trompé mes sms!
ZEILA, souriant.
Ces humbles vtHcments
Eh! oui!
Sont ceux d'une mortelle!
ALBERT
{S'approchant de Zéila.)
Bien vrai?.. Fais-en serment!..
Pourtant quand je te voi
ZÉILA.
Je sens flammes soudaines
Je vous le jure ici!
Circukr dans nus veines...
ALBERT
Est-ce toi?
Ah ! ce mot seul me ravit et m'enchante!
Réponds-moi !
Déesse, hélas ! je ne pouvais
Prends pitié de mes peines.
T'aimer, ni t'époustr! mais femme, mais mortelle,
Est-ce toi?
R en ne peut plus nous séparer jamais.
ENSEMBLE
ZEILA.
Y pensez-vous?
ZÉILA, alfectanl de 71e pas l'entendre.
ALBERT, la regardant avec te7idresse.
Qui donc vous tourmente?
Oui, voilà les attraits
Moi; pauvre servante.
Que mon cœur a rêvés et j'y serai fidèle.
.le suis peu savante
A toi ma main et mon cœur !..
Et ne comprends pas!
{.i part.) Si douce prière
ZÉILA.
Lorsqu'ici
Ne saurait déplaire.
Vous devez être le mari
Mais je dois me taire...
D'une autre?
Ah! quel embarras!
ALBERT
ALBERT, à part.
Ah! pour toi j'y renonce !
0 vue enivrante !
ZÉILA.
Déesse ou servante,
Elle est riche !
Mon dolite augmerjte
ALBERT
Et redouble, hélas!
Qu'importe !
{S'approchant d'elle.)
0 douce chimère!
ZÉILA.
Ombre si légère.
Et moi!., moi je n'ai rien!
Reste sur la terre,
ALBERT
Ne l'envoie pas!
Si tu m'aimes, mon cœur ne veut pas d'autre bien
Le malheur me poursuit!
DEUXIÈME COUPLET
ALBERT, lui prenant la main.
Est-ce toi''
Et voici ma réponse :
Réponds-moi ?
A toi ! toujours i toi !
Non... plus je l'examine.
Partout je veux te suivre.
L'autre est lille des cieux,
Avec toi je veux vivre
Et j'ai lu dans ses jcu.\
Et mourir avec toi!
Sa céleste origine!
Oui, pour te protéger.
{S'approchant de Zéila)
Je brave tout danger!
Mais, comme elle, je crois;
Comme elle, je le vois,
ENSEMBLE
Ton œil noir étincelle
Et lu souris comme elle...
A loi!., toujours à toil ,
Est-ce toi 'i
Partout je veux te suivre,
Réponds- moi!
Avec loi je veux vivre
Ou déesse ou mortelle,
El mourir avec toi!
Est-ce toi?
ZÉILA.
Il me donne sa Coi;
ENSEMBLE
Partout il veut me suivre.
ZEILA.
Et l'erreur (|ui l'enivre
Me ti'ouble malgré moi.
Qui iloTir VOUS lourmeiMc'
Mui, pnivre sei v;iute.
LE LAC DES FÉES
lÊÎLi- Tien*, Albert, Reprends-le..,
• Acte 3r scèae '