LI:: LAC DES FlilS
ciiAQiE cuupLE, à part.
Oser tous deux iiaiailre ici!
En public se montrer ainsi, C'est indécent!., c'est inoui!
MAHGVEniTE, avec colère.
Me braver eiicor?
EODOLPiip, à Marguerite.
Patience !
N"ai-jc pas là notre vongcancoî Ce billet qu'Issachar avait reçu de lui,
(VonIranI Jlbrrl.]
Il est entre mes mains!., il échoit aujourd'hui, A deux heures il faut qu'il .suit payé... sinon
Il devient mou sjrf, mon esclave..
CONRAD, qui est près d'eux, les a entendus et s'approche
d'Albert.
Ils parlent d'un billet... c'est quelque trahison
Que je redoute!
Et que je bra?e!
Je peus le payer dés ce soir, '
Car j'ai sur moi la somme !
J'ai de l'or!
piKLfB, qui est à côté d'Albert, entend cet derniers mots et dit à demi-voix à ses compagnons. C'est bon a savoir!
Obsjrvons bien ce i.'ontdhomme Et ne le quittons pas !
Partout suivons ses pas!
RODOLPHE
Du silence, La fête commence I
CRIEIRS DE LA VILLE.' Preuéi place... silence, La fête des Rois eommeuce!
LE CHŒUR Le.s rois! les rois!
On va tirer les rois!
(Déjeunes botita"gèrc$ portant d'ciiormta corbi'iUes circulent au milieu de
la foule c( prèsunlent à c/idcuit des ptttU <ji eaul ronds.)
LE CRIEl'R DE LA VILLE.
Prenez part au gâteau des rois.
CONRAD, prenant sa part du gâteau.
Cette royauté n'est qu'un rêve; Mais du hasard voyons le choix!
A quiva-t-il donner la lève'?
TOUS, cherchant la fèce duns leurs gâteaux. C'est moi ! c'est moi Qui srrai roi!
Ce sera moi!
Déjà je eroi...
Je l'aperçoi...
Non... ce n'est nen ; Mais cherchons bien...
zÉiLA, avec un cri de joie et montrant h fève qu'elle a trouvée. C'est moi! c'est moi!.,
HARUUEKITE; (iVÇÇ dépit.
Encore elle!..
ALUERT, gaiement.
Lt eii'l est juste Et DOus soumet tous à sa loi !
{On remet a Zhla U'i ««pire d'or.) CONRAD.
Mais quel sera le roi ?
RODijLHiiE, s'avançant.
Oui, voyons quel sera son roi!
ZLILA.
Eh bien ! avec ce signe auguste !
Partage mon pouvoir, Alhvit,
[Lui do if.dnl la fève.)
Et deviens roi !
JUARGlEr.lTE ET RODOLPHE, il part.
Ah! quel affront pour moi!
CONRAD, remplissant un verre.
A la santé De Sa Majesté !
Qui nous fera raison et qui le doit!
(On présente à Zèilaun verre qu'elle ef/ïeure du'^bout des livres )
ions.
La reine boit!,, la reino boit!
[Des jeunes filles présentent à Zéila une eouronns de fleurs, et en guiiS de sceptre, un th'jrse qu'elle veut d'abord refuser et qu'Albert la force d'accepter.)
ALBERT
PREMIER COUPLET
C'est le sort Qui seul te donne
Sceptre d'or Et nouveau trône !
Mais sans or Et sans couronne,' Par la beauté tu régnerais encor.
Pouvoir d'un jour! heureux royaume Que le hasard créa soudain !
Tu vas jiasser comme un fantôme Et disparaître dès ilemdu!
Biais sous la pourpre ou sous le chaume T'aura suivi joyeux refrain, (.j ziaa.) Oui le sort Ici te donne
Sceptre d'or Et nouveau trône!
Mais sans couronne.
Par la beauté tu régnerais encor!
LE CHCEUR.
Reine! reine! souveraine!
Reine! reine! sois la mienqej ■Verse! verse! îi sa gloire
Je veux boire!
Célébrons Ici sa gloire.
Et buvons ! amis, buvons !
ALBERT
DEtlXlÈME COUPLET.
Ni complots Ni lois sinistres; Point d'impôts Ni de ministres ! Qu'en ce jour, Au son des sisti es, Folie, amour Régnent seuls à ta cour!
0 royauté Que los mansardes Fôtcnt ainsi que les palais.
Jamais le fer des hallebardes Ne cachera tes doux attraits!
Car notre reine n'a )iour gardes Que ses heureux et gais sujets 1 Oui, le sort Ici te donne
Sceptre d'or Et nouveau trône!
Mais, sans coui-onne.
Par la beauté tu régnerais encor
LE CHŒUR
Reine! reine! souveraine!
Reine ! reine ! sois la mienne !
Verse ! verse ! à sa gloire Je veux boire!
LE LAC DES FÉES
Les Brodeurs, —
Les Chaussetiers, —
Les Orfèvres, — Les Serruriers, —
Les Armuriers, — .
CélélH'ons Ii'i sa gloire, VA buvons, amis, buvons !
f retiiiaitt co second cottpht on a prépare à droite du thcdtrc une estrade (jue /'on a recouverte d'un tapis, et sur t iqucttc on fait asseoir Zéila et te nottveaw roi.)
LE CHŒL'R.
Devant la reine inclinez-vous!
A genoux! à genoux!
Sujets, prosternez-vous 1
(Tout lo monda s'nicîn/c; Ilotolplie seul se lève, et, tenant lo Iras de Starguérite, il veut, ainsi que son cortège, passer devant Zcila sans la saluer.)
CHCÉÙR GÉNÉRAL.
De par la reine et par nous tous, Devant elle prosternez-vous!
[Rodolphe et Marguerite, obligés d'ohéir à la elayneur pttbliquo, s'inclinent malQrè eux avec humeur, et vorA dans la foule catfter leur d'-pit.)