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MARCHE DES ROIS

Des soUlats couvoris d'une euirasse, et ayant pour arme une buste, ouvrent la marche; suivent lesprincijiales rorporalions des métiers avec leurs insignes en tète; ce sont les seules dont les députations se trouvaient à ces fè!es :

Les Fruitiers, ayant pour insignes ,\dam et Eve mangeant du fruit drf^Ddu ; Une viergj avec des objets de

broderies ; Des Dgn; es nues avec des chausses

pendues à cùlé d'elles.

Un vase d'argent; Une serrure; des clés en sautoir; Un heaume posésur un bouclier, avec dague et tc-usson arniiirié; Les Selliers, — Une selle de batiille ;

Les Poissonniers, — La roue de sainte Catherine avec

des poissons; Les Mariniers, — Un vaisseau.

Des so'(/(i(s forment la inarche des corporations. Vienn. nt ensuile les docteurs et profesiours de la ville, puis les pèlerins et les naufragés qu'un vœu attachait à celte procession ; après eu\ marchent des lialleliar.li rs.

Entrée des Irois Rois-Mai-'cs, Mekhior. Uallhawr et Gaspard , suivant l'éloile luuùneuse, cjui m^irrliu devant eux et ipn les guide. Us sont couvrrts d'oripeaux m.ignifiipies, élincelants d'or, tuib.ins surmontés de couronnes, et tels enfin que l'imagination i cette époque se peignait lis Orientaux.

Us sont précédés d'une troupe ù'esdarcs noirs, dont quelques-uns guident leurs chevaux richement caparaçonnés.

Marchent après eux des grands seigneurs qui, par dévoliiin, se mêlaient aussi à ces solennilés ; ils sont couverts du grand manteau de cérémonie, en lirocart d'or doublé d'hermine.

S'avance ensuile un gros de stradioles, troupes étrangères souiloyées par l'empereur Maximilieu; ils étaient choisis pour servir d'escorte aux Rois-Mag s, à cause du carar tère oriental de leur costume.

.\u milieu d'une troupe de mo7islres bizarres et fantastiques njqiaraissent trois liippogripltes conduits par des noirs; des fous sonnant de la trumiielle sont montés dessus ; ils sont couverts d'un tabar aux armes de la ville de. Cologne, qui porte de gueules il trois couroimes d'or, posées en fasce, coupé, bordé, diapré d'argent.

Enlin une troupe de jeunes étudiants et de grisellcs ari'iveiit siu' un air de danse, et forment diltérentes valses. Mais un grand bruit se fait entendre. Aux sons des flûtes, tambours et cymbales entrent Buceltus et Ariiine, montés sur un char trainé par quatre satyres. Le gros Silène, plongé dans l'ivresse, est négligemment jelé sur le devant du char. Des satyres, des faunes et des bacchantes, à moitié ivres, dansent autour do lui.

Après la marche comnienre le divcriissement, terminé par un pas de Cacrbus et d'Ariane, et jiar une danse généi'ale de bacchanles entourant le char de Silène. Après ces danses générales vont commencer les danses

particulières, Conrad, un des étudiants, s'approche du trône,

CONiiAO, s'adressani à Zcila.

Quand du plaisir voici l'heureux signal, Notre reine veut-elle

(.1 ^ftert.)

Elle roi permet-il qu'un serviteur fidèle Avec elle ouvre le bal'?

ALBEBT, avec diipiité.

Nous l'accordons! et nous allons vous suivre! PlKLEB, fi part, à ses compagnons, montrant la bourse d'Albert, dont il vient de couper les cordons. Qu'à la danse il se livre !.

Il le peut sans danger.

Car il doit à présent être bien plus léger! Voici sa bourse ! elle esta nous!

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