‹ Pièces de théâtreChapitre 324 sur 575 · EDDA · texte numérisé non relu

EDDA

Sa parole est sacrée !

Tu n'as ipi'à demander et tu peux voir encor ,\ugmenter ta puis.sauce, et sur un trône d'or, A sa droite l'asseoir brillante et révérée. Elle parait!..

Les nuages du fond s'enlr'ouvrent et on aperçoit la

LE PIHLTRE.

Reini; des FtES ai» milieu de sa cour, svr vn irùiio d'or et environnce de rayons liimineiijr. zi:iLA, sur le devant du théâtre et se prosicrn'itt. 0 reine! est-il vmi i|iraii/iuri-t'!iiii Le iilus rlicr de mes vœiix p.ir loi «era remiili?

LA RElNli DES FLES.

Je le jure ! crois-en mon potnoir tutèlaiie.

ZÉILA.

Eh bien donc! laisse-moi rclouinei' sur la terre Sauver celui que j'aime el ciuhélas! j'ai (luilté! Laisse-moi renoncera i'immoFtalitc!

LA REINE DES FEES

Ma lille! Zéila! c'est toi qui nous délaisses 1 Toi qui veux fuir tes sœurs el ce séjour chéri '

ZEILA.

Reine ! j'ai tes promesses.

LA HEINE DES FEES

Malheureuse !

ZÉILA, avec amour.

Non pas! je serai prés de lui!

LA REINE DES FEES

Mais avant ce départ, hélas! que puis-jc faii-e Pour adoucir ton sort et pour eharmor tes jours'? Demande.

ZElLA.

Eh bien ! fais quil m'aime toujours , Et le ciel avec moi descendra sur la terre.

LA REINE DES FEES

J'cxnncc [lour vous seuls une telle prière! Allez, olfrez (ous deux au terrestre séjour Le spectacle inconnu d'un immortel amour. De votre vie embellissant les heures.

Du haut des célestes demeures.

Sur vous nous veillerons cncor; Et quand viendra le sort trancher vos destinées. Nous descendrons sur un uuaço d'or Cherclier vos àmcs forlunées.

LE CilŒUlV

Adieu, notre sœur rh'rie;

Adieu, fille des cieu\ ;

Ingrate qui nous fuis et (piittcs ta patrie!

En tous lieux te suivront et nos cœurs et nos vœux.

Adieu, notre sœur chérie,

Adieu, fille dos deux!

{Stir itn gcsic de la reine des fèea leg vuages a'etitr'onvreTtt. Zéila descend des cicHX. On la voit passer rapidetnent à travers tesnltagts qui, diversement colores par le soleil, eliangenl tuecessivement d'aspect . enftn, après quelques minutes de voyage on voit li terre apparaître, d'abord le 8o»i»icI dis mo'itognea, puis les édipces, les villes, les fleuves, les prairies, la maison, puis la chambre qu'habitait Albert au troisième acte. Albert, seul dans sa ehaii.hre et livre au désespoir, va mettre fin à ses jours... It lève les yeux et voit sur un nuage Zéila qui descend vers tut tn lut (endanf ^s bras. Il s'y précipite el (a lotie tombe.)

Page 1