‹ Pièces de théâtreChapitre 338 sur 575 · SCÈNE PUE.MIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PUE.MIERE

TÉnÉZINE, JOLl-CCEUR, JEANNETTE, FONTANAUOSE,

JEUNES Filles, Soldats.

CHGEUR.

Chantons te mariage Et leur félicité !

Dans ce jour le courage S'nuit à la beauté.

FONTANAUOSE, à table et mangeant.

Plaisirs douv et pré.'oces.

Qui ne nous trompent pas.

Moi, ceque l'aime dans les noces," Ce sont les grands repas !

TÉRÉZINE, regardant autour d'elle, à part et avec inquiétude.

Mais Guillaume ne parait jias,

CHŒUR

Chantons ce mariage Et leur félicité!

Dans ce jour le courage S'unit à la beauté.

jeannette, se levant de table et s'avançanl près de Térézine avec plusieurs de ses compagnes.

PREMIER CODPLET.

Habitants du bord de l'.Vdour, Vous savez que sur ce rivage On parle toujours sans détour ; Du pays Basque c'est l'usage!

Des lillettesde ce village liiter|irrte pour un moment, Je viens, dans mon simple langage, Vous .idresser leur conqiliinent.

Que le ciel vous donne en présent l'aix et bonheur en mariage, El qu'il nous en arrive autant!

\.v. riiri.TfiE.

Dlîl'XlKSlE COl'PLliT.

{f.iii prvseiilanl un bouquet.') Que 1.1 niai'iOc en ce jotir Joigne i sa ii.irure nouvelle, Ammc gage de notre amour, Ces fleurs qui sont moins fraiohos: qu'cU.:! D'une dcstiiuSi aussi belle.

Que l'avenir est séduisant!

lît tout lias, rlni|ue ilemoisello Bit comme moi ilans ce moment...

Que le ciel vous donne en présent Un époux aimable et fl'délej Et qu'il nous en envoie auloiitl

FOKT.INABOSE, sc levant cl s'mlrcssnnt aux mariés. Pnis(|ue l'on cliante ici, co!i|dc aima'.ile et fidèle. Je VlUX aussi iiayer mon é'cot en cliansons. {Tirant de sa poche plusieurs petits livrets broches.) De mon recueil voici la jilus nouvelle; Avec la mari.'e ici nous la dirons.

{Remettant un dts livrets à Tcrézine et lui indiquant l'endroit où il faut chanter.) Le Sénateur, la Gondoliére.

Barcaiolle à deux voix et clianson étrangère! J ' fais le sénateur, et vous lagondoliére.

PREMIER CUUl'LET.

« Je suis riclie, vous iJ'tcs belle, « J'ai dos écus, vous des appas!

« Pour((uoi, Zanettala cruelle, « Pounpwi ne m'aimericz-vous pas?

ILnÉZlNlC.

« Quelle surprise « Et quel honneur!

« Un sénateur « De Venise « D'.amour venir me supplier!..

« Mais je suis {iondoliérc;

<< Et je préfère « Zauetto le irundolicr!

TEREZINE.

« Non, non, c'est trop d'honneur, « Monsieur le sénateni'.

FONTANAllOSE.

« Allons, plus dij rigueur; « Ecoute un sénateur. «

DEUXIÈME COUPLET

FONTANAROSE.

« Emmcne-moi sur ta gondole,

M Mes trésors charmeront tes joiM's!

(( L'amour est léf,'er.,. il s'envole!

« Mais les ducats restent toujours !

TEREZINE

« Quelle surprise

« Et quel honneur!

« Un sénateur « De Venise « A son sort veut me lier !

« Mais je suis gon<loliér(',

« Et je |iréférc « Zanetto le gondolier.

ENSEMBLE

TEREZINE.

B Non, non, c'est trop d'honiicur, « Monsieur le sénateur.

FONTANAROSE.

« Allons, plus de rigu;iir; « ICcoule nu sénateur. »

{On danse, el à la fin du ballet, paraît un lah.'llitm le contrat à la main.)

Jor.l-cnEl'R.

0 dou'i asji.ct! c'est monsieur le notaire Oui vient |iour nous prêter son noble mijiistérc!

{Tout le monde se lève) T.uÉziNE, avec dépit, reyardant autour d'elle, éi part. liuillaunic n'est pas lai., quel serait son déjiit!

JOLI-COEUn.

Qii'avei-vous ?

TEREZINE

{■\parl.) Rien ! Mais snu aluenco De ma juste veni-'eance Ml' fait ]i, rdrc tout h: fruit.

(.Toli-Cipur lui offre la main et l'emmène pendant que, mnlijré elle, Térézine regarde toujours si Guillaume no vient pas.)

CHCEUR.

Chantons ce mariage Et leur félicité!

Dans ce jour le courage S'unil à la beauté.

(Ils entrent tous dcms la maison de Térézine. Il ne reste en seéne que Fontanarose qui, demeuré seul « table, continue à boire et à manger avec la même activité.)

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