‹ Pièces de théâtreChapitre 349 sur 575 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Corneille traduit en opérât! Quelle impiété litléiaire !

Les messieurs qui de nos jours ont alii«hé le plus de mépris poui nos grands auteurs classiques vont, comme tous 1rs faux dévots, crier le plus haut à la profanation.

Deux mots de réponse :

J'ai fait pour une tragédie de Corneille ce ciue nos pères avaient fait pour une tragédie de Racine . llphiyénie en Aulide, traduite en 0|iéra, a fait coniiaitre à la France une des plus belles partitions de l'immurlel Gluck.

Ensuite, et s'il est vrai, comme l'attestuiit nos plus illustres compositeurs, que la uiusi(|uu veuilli! avant tout des passions et des effets dramatiipies, et cpie l'opéra le meilleur soit celui qui présente le plus de bellrs siltiatloiis, on

conci'Vra sans peine que tous les ouvrages de Corneille doivent odiir, ((jinni; ils olfrent en etfi.-l, do maguifiques sujets d'oiura!

J'aurais voulu rL'sperter et conserver intacts tous les vers de Polyeucte, mais la musique a des exigences auxquelles on doit se soumettre ; de plus, il a fallu traduire les principaux morceaux, airs, duos, trios et finals, il'aines la partition déj.i faite du l'oliiitto, composé pour le théâtre de Saint-Charles, et défendu avant sa représentation par ta censure do Naples.

Si je ni' suis peimis do supprimer les quatre coulidents ou confidentes (le Corneille, c'est ipie l'opéra rloil mettre en action c ipie la tragédie mil en récit. Je n'ai Insardé

LES MARTYRS

du reste, d'autres cliangoments que ceux qui avaient éli; consoilli?s et iiidiiiucs, avant mol, par Laharpe et par Andrieux.

Quant au rôle du père et du gouverneur Félix, j'ai suivi

l'idée donnée par Voltaire, qui désirait qu'à ce caractère pu^illal]imc et peu di^ne de la tragédie, on suhsiiliiàt celui d'un ZL-lé délenscur des divinités rlu paironisme; ianatiquc dans sa croyance comme Polyeucte dans la sienne.

FÉLIX, gouverneur de l'Arménie au nom de

l'emp'reur Décius.

PAULINE, sa fille.

POI.VErCTE, son gendre.

SÉVÈRE, proconsul envoyé par l'empereur.

CALLISTUENES, prêtre de Jupiter.

NEAHOUE, chrétien, ami de Pulyeucte.

Vn CuRtmx.

Jeines Fillls, suivantes de Pauline. CuoEUR PU Peitle, habitants et habitantes de

Melitèue.

ptrsomiancs.

CnOEUB DES CUREIIENS.

CuûtUR DES PllÈTRES DE JcPITER.

SoLUATs des dilléreulus armes composant une légion lomaiue.

Licteurs.

s.\crtf1catei!bs.

Glauiateurs.

Choeur de Danseurs et de Danseuses , paraissant dans lus cérémonies publiques ou reli:-'ieuses.

La scène se passe à Mélitène, capitale de l'Arménie.

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