LE CHRETIEN
Un favori de l'emiiereur.
Un proconsid farouche, impitoyable.
Aujourd'hui même arrive, et son bras redoutable Vient stimuler encor l'ardeur de nos bourreauv. Et réclamer pour nous des supplices nouveaux. NEARQUE, froidement.
Nous sommes piéts!
POLYEUCTE , avec enthousiasme.
Oui, bravant leur colère.
Je cour» me dévouer à leur.s coujjs.
PAULiNi:, se jetant au-devant de lui.
Ah! tais-toi!
Au proconsul , et surtout à mon père.
Cache un secret que gardera ma foi !
POLYEUCTE
Moi!, renier le Dieu qui m'anime et m'éclaire !
PAULINE
8i tu m'aimes, tais-toi!., tais-toi!
Ou je meurs à tes pied* de douleur et d'effroi ! [Polycucte relève Pauline qu'il serreaiec amour contre
son cœur, et pendant ce temps le chœur reprend à
demi-voix.)
EN.-^EMDLE.
PAULINE
Si tu lu'ainu's, silence!
Je t'implore à genoux.
Redoute leur vengeance.
Et sauve mon épiuix.
POLYEUCTE
Objet do ma conslanee , Amour de Ion époux, Qur Uieii, dans sa clènivnre, 'i"iip|ielle piirmi nous!
NIAHyi K ET 1,1. CUOEUn.
Dans l'omliie et le silence,
Amis, séparez-vous.
Dieu prend noire défense;
Dieu veillera sur nous.
[Paui'ne entraîne Polyeucte. — On les voit gravir l'escalier taillé dans le roc^ — Néarque et les chrétiens s'aiiprètent à les suivre. — La toile tombe.)