SCÈNE VII
Les piiÉcÉDENis, PAULINE, POLYEUCTE, jeunes Filles gui les accompagnent. — NEAHQUE, et quelques CunitiEm s'avançant derrière Polyeucle.
PAULINE, à part, et s'avançant lentement.
Soutenez-moi, divinités suprêmes!
sEVÈKE, à part.
0 moments désirés qu'enviiaieut les dieux mèmcsl t Allant au-devant d'elle avec tendresse.) Je revois en ces lieux Pauline!..
PAULINE, avec dignité et lui montrant Polyeucte. Et sou époux !
sÉvÈKE, stupéfait. 0 ciel! que dites-vous'?
FINAL
(.4 part.] Je te perds, toi que j'adore.
Je te iierds, et sans retour.
Et je dois cacher encore Ma fureur et mon amour !
La pcriide, l'inlidéle Me ravit, liélas! son cœur, Quand j'aurais donné pour elle Et mes jours et mon bonheur!
POLTEUCTE, regardant Sévère et s'adressanl à'Néarque. C'est là ce jiroconsul, ce guerrier n^ignanime
Qui, des chrétiens zélé persécuteur.
Vient exercer contre eux sa brillante valeur?
SEVERE
Do César blimez-vous le décret légitime?
POLYEUCTE
Défendre le mallieur vous parait-il un crime?
p.iiLiNE, à Sévère, qui fait un geste de surprise. Ah! Polveucte honore et respecte un héros!
POLYEUCTE
Polyeucte a toujours méjjrisé les bourreaux !
SEVÈKE.
Obéir à César est un devoir !
POLYEUCTE
Peut-être Au-dessus do César il est un autre maître,
SEVERE, s'avanfant vers lui d'un air menaçant. Et lequel?
PAULINE, à demi-voix à Polyeucte el lui faisant signe de se taire.
Ah ! de grâce !