SCÈNE VIII
Les phécèdents, CALLISTHÈNES et plusieurs Prétbes.
CALLISTUÈNES, à Félix et à Sévère.
0 blasphèmes nouveaux:
Oulrageant de nos dieux la majesté suprême, '".elle nuit (-n scriet, au milieu des tombcau.\, (In nouveau i)roséljtc a reçu le baptême !
POLYEUCTE, vivement, et s'adrcssant à^t'écère. Eh bien ! (pic tardez-vous à punir leurs forfaits '? ^'aleureux proconsul, vos licteurs sont-ils prêts?
sÉvÈBE, froidement.
Ils feront leur devoir!
PAULINE, 0 demi-voix, et à mains jointes, conjurant Polyeucte de se taire.
Ah! j'ai votre promesse!
siivÈnE, à Callislhènes.
Poursuivez le coupable.
PAULINE, à Polyeucte qui s'avance et veut parler. Ah! pour moi taisez-vous 'i' NÉARQUE, bas, à Polyeucte el sévèrement. Pour vos frères !.. du moins.
(.1 ce viol Polyeucte .^'arrête et baisse la têle, pendant que Pauline, qui ne le quitte pus, continue près do lui ses instances.) SEVERE, regardant Pauline près de son époux. , . , , Ah! pour lui sa tendresse
Kedouble la fureur de mes transports jaloux.
POLYEUCTE, à part, et montrant Pauline.
Dieu puissant qui vois mon zèle, Que ta foi régne en son cœur!
Puisses-tu prendre pour elle Et mes jours et mon bonheur!
Oui, sur celle que j'adore Fais enfin briller le jour.
Et son àme qui t'ignore Brûlera d'un saint amour.
AULiNE, à part, montrant Polyeucte.
Dieux puissants qu'ici j'iin|ilore Et qu'il brave en ses discours, Malgré lui, veillez encore Sur sa gloire et sur ses jours !
SÉVÈRE, à part, regardant Pauline.
Je te perds, toi que j'adore.
Je te perds, et sans retour.
Et je dois cadrjr encore Ma fureur et mou amour.