SCÈNE LX
ÉDOU.\Rn, sortant de sa chambre; il va à la porte (ht fond, et regarde en dehors pour s'assurer que Pinehon et Bertrand sont partis. Enfin, ils s'éloignent; j'ai vu mon père et ces dames monter en voiture; tout le monde est parti, et, grâce au ciel, me voilà seul dans la maison. Sans cette maladie, que j'ai si heureusement imaginée, impossible de rester en tète-àtète avec Suzette. Je tremble, je ne puis rester en place; et ce que j'éprouve cependant a un charme indéfinissable. Moments d'inquiétude et d'espoir, de crainte et de plaisir; moments qui précédez un premier rendez-vous! ahl vous êtes plus doux encore que luus ceux qui le suivent. J'eutendsdu bruit, c'est elle, je la reconnais an bruit léger de ses pas, et plus encore aux ballemcnts de mnncœur; mon sang se préciiiilc avec violence. Quelques momenis de plus, et j'y succomberais ; mais non, plus de doute, voici le bonlienr, voici Suzeltc, courons. Ciel! mon père!