‹ Pièces de théâtreChapitre 398 sur 575 · SCÈNE PRE.MIÉRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PRE.MIÉRE

PlNCHOiN, MADAME PINCIION.

MADAM1-. PINCIION. Et moi jl! llC !c Vl'IlV |WS.

i'iN<',iioN. J'(>MliMi(ls liioli, ma pctili- femme; aussi ce n'est pa-- moi (|iii le veux, c'est le général.

LE MARIAGE DE RAISON

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MADAME piNciioN. N'iinportc, lu ne devais pas le souffrir; laisser purlir ce Iji-avc Bertrand , qui est notre p;UTMt, notie ami. Enfin, c'est riiounenr de la laniillc; c'est le seul militaire cpie ncms ayons; et s il ét,iit tué, ca n'est pas toi qui le remplacerais.

l'l^c^o^.' Ce n'est jias là ce que lu me disais il n y a pas bien loniîtemiis encore.

BiADAME riM^ioN. Moii Uieu, monsieur Pinchou, il y a temps pour tout; et il ne s'agit pas de cela dans ce moment. Bertrand est-il parti?

piNCiioN. Je le crois, car il a été chez Un prendre son paquet, et d'puis on ne l'a plus revu.

MADAME p[>t!ioN. Et uous uc l'avoiis pas cmbrasse ! nous ne lui avons seulement pas demandé s'il avait besoin de nos services!

l•l^cHON. Si fait, si fait, à telles enseignes que c est lui qui m'a dcmamié de l'argent; mais je ne voulais pas sans le prévenir...

MADAME riNCHON. Est-cc qiifi tu as besoin de mon consentement pour obliger un ami? Faut-il être bete ! ^l^cllo^^. Est-elle bonne; a-l-elle un bon cœur! Il n'y a pas une femme comme celle-là.

MADAME piNciiors. Do sortc que ce matin, pendantque j'étais au marché, pendant ipie je m'occupais des affaires de la maison, tu n'as rien fait que des bêtises; tu n'as pas même eu l'esprit de payer nos arrérages, et d'avoir notre iiuittance.

iMîsciioN. l'uisiiiio dans cette famille personne ne veut d'argent. Le père dit que cela regarde son fils, parce que c'est le bleu de sa mère, et qu'il est majeur; et le fils m'a dit ipi'il n'avait pas le temps, et que, d'ailleurs, il compterait plus tard avec toi, et qu il t'attendrait iei, dans le pavillon.

MADAME piNCiioN. Et uioi, j'ai voulu quc tu vinsses avec moi.

piNCHON. Et pourquoi?

MADAME piNeuoN. Parcc quB... Je n'ai pas besoin d'autre i-aisoii. Je te dis... parcc que. riNCHON. C'est juste. Fallait me le dire plus lot. MADAME l'iNCiioN. C'cst quc CCS hoiiimcs... cclui-la surtout, ça ne se doute de rien, ça ne pense a rien; et si on n'avait pas de la tète pour deux, je no sais pasceque deviendrait la sienne.

piN-cHON. Comment, ma femme? ^

M\D\ME piNCHON. Tout ça, cc sont dos attaires de ménasequi ne te regardent pas. Puisque Bertrand est paiti,"il faut au moins, en son absence, veiller a ses intérêts. As-tu vu mademoiselle Suzette? lui as-tu parlé de notre cousin?

piNCHON. Puisque tu t'en étais chargée.

MADAME riNciiOM. C'estjuslej mais ce départ-la elian-

^''pincuon'. U fallait donc me le dire. Quand tu ne me dis pas le matin ce qu'il laut faire le soir, moi ipii n'ai pas l'habitude de penser toul seul...

MADAME l'iNCHoN. AUons, allons, rien n'est desespéré, je r'arrangerai cela.

piNCHON. Mais c'est qu'aussi tu me grondes sans cesse.

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