‹ Pièces de théâtreChapitre 400 sur 575 · M. DE BRE.MONT, SUZETTE · texte numérisé non relu

M. DE BRE.MONT, SUZETTE

M. DE BREMONT. Nous sonimes seuls enfin, et je puis te remercier de ion courage et de ta géuérosilé ; tu en seras récompensée, j'aime à le croire, et Bertrand te rendra heureuse; tu sais mainleuautcombien il t'aime; et malgré cet amour, tu as vu sa soumission ; son respect, quand tu lui as dit que tu désirais me parler, rester seule avec moi.

si'ZETTR. Ah! je lui en sais gré; ce que vous m'avez dit, ce que je viens d'entendre, tout cela me rassure. Je pense, comme vous, que Bertrand est un hoiuiète homme; je désire l'aimer, j'y ferai tout mon possible.

M. DE BREMONT. Et tu y parviendras. (Après un instant de silence.) Je vais partir, Suzette, et j'emmène avec moi mon fils.

SI ZETTE fait un mouvement et se reprend. Ali ! tant mieux.

M. DE BREMONT. Il n'a pas assisté à ton mairage.

SUZETTE. Je l'en remercie.

M. DE BREMONT. Ce l'emercïment-lii, je le garde pour moi; cir j'avais eu soin de l'enfermer à la clé, etjiM-iens seulement tout à l'heure de lui rendre la liberté. Je donne à Bertrand et à toi, Suzette, ce pavillon qui est à l'extrémité de mon parc, et les trente arpi'Uts qui en dépendent: c'est bien peu, j'en conviens; mais j'ai cranit que si Ton se doutait déjà de l'amour de mon fils, un présent plus considérable ne confirmât les soup(;oiis; et avant de songer à la fortune de ton mari, j'ai songé d'aboril à son honneur, à son repos : plus tard, je verrai.

sizETTE. Ah ! monsieur le comte, c'est déjà trop ; et par une telle générosité, c'est porter préjudice à votre fils.

M. DE BREMONT. Que ta délicatcssc se rassure , y] lui ai monti'é cet acte; il l'a eu entre les mains, et c'est lui qui l'a signé et cacheté; tu peux donc l'accepter, et sans sc.mpule. (Il présente le paquet cacheté à Suzette, (jui le prend.) Adieu, je te laisse chez toi, et avec ton mari, {il surt.)

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