‹ Pièces de théâtreChapitre 417 sur 575 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

MATHILDE, puis JAQUELINE et PIERROT.

MATHiLDE. Victoii'e! victoire! j'ai mis muii Imn oncle on déroute.

piERiun', à Jaqueiine, en entrant et tenant un pot de ton/ilurcs. Aussi, tu ne me prévenais pas. Est-ce (|ue je pouvais deviner? j'ai cru que les dix y étaient iléj,-i.

.lAQUELiNE. Es-tu simple! (/t Mathilde.) Eli bien! M iilenioiselle, comment cela va-t-il?

>iAiniLDE. A merveille; mon oncle est joliment en colère, et grâce au ciel il me déteste déjà; mais il faut coiitmiier. Vous savez que vous devez m'oljéir et me seconder, vcitre mariage en dépend; car je me charge de liiiit auprès de mot! oncle.

JAQUELINE ET l'iEitROT. Oli ! uous voilà, quc faiit-il faire?

.mathii.de. Apportez-moi' d'abord le pâté de Slrasboui'g dont il a parlé.

PIERROT. Oh I non, ça c'est du sérieux et du snlide.

Air de Taconnet.

Monsieur votre oncle se mettrait en colère.

MATHILDE

Il est si bon !

PIERROT

Mais n' fiiut pas l'ostiner.

MATHILDE

Qui le fait peur?

PIERROT

J' connais son caractère.

Hors un tel crime il peut tout pardonner;

De lui je crains quelque apostrophe.

Comm' bien des gens qu'on pourrait désigner, Le long du jour Monsieur est philosophe ; Mais il est homme à l'heure du diner.

MATHILDE. Veu\-tu étrc marié, oui ou non?

l'iLRROT. Oui, je le veux.

jAULELiNE. Eh bien! fais donc ce qu'on te dit.

MATHiLiiE. Il s'agit ici d'uuc cons|iiration contre mon oncle. Toi, Jaqueline, à cette table, Pierrot do l'autre côté. Nous avons peu de temps ; c'est là le cas de montre!!' du courage et de l'activité : avant un quart d'heure il faut que ce pâté ait disparu, et je

coni|)ti' sur vous. Adieu, je reviena dans rinstant.

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