SCÈNE X
Les PRÉCÉDENTS, JAQUELINE, PIEUROT.
DUBOCAGE. Vite et vite, Jaqucline, emmène cet enfant; qu'on fasse chaulfer de l'eau et qu'on lui donne du thé.
THÉODORE, pleurant toujours. Eh! je ne veux pas cri prendre.
DUBOCAGE. Allons, uu autrc embarras; tu vois bien, mon petit ami, que c'est pour te guérir.
THÉODORE. Justement, ça va être mauvais, et ça me fera du mal ; je n'en veux pas.
DUBOCAGE. Eh bien! si tu ne le prends pas, lu mourras.
THÉODORE, pleurant toujours. Eh ! non, je ne veux
pas mourir, et je ne veux pas prendre du thé
ah ! ah ! à moins que mon oncle n'en prenne devant moi.
DUBOCAGE. Par exemple, celui-là est trop fort ; qu'il aille au diable.
THÉODORE, faisant des contorsions. Ah! la... la... la... voilà que ça augmente! c'est vous qui en êtes cause et qui ne voulez pas que je guérisse; je le dirai à mon papa... ah! ah!
DUBOCAGE. Eh bien ! voyons, puisqu'il le faut, j'e;i prendrai avec toi; là, es-tu content ?justemcnt il m'est contraire. Jaqucline, fais-m'en vite une petite tasse, bii'H léger surtout, et emméne-le, que je ne l'entende plus. [Jaquelinc cl Théodore sortent.)