SCÈNE XL DUBOCAGE, PIERROT
DUBOCAGE. Mais a-t-on jamais vu cette idée?
Atr de l'Ècu de six francs.
Eli bi.Mi! ri^|ioiids-moi, que t'en semble?
Esl-il iiij iiil'aiit [iliis uàlé?
Il nous fiiiidia tiiiiqiici ensemble.
Moi qui ne pcu5 soufTrir le thé.
D'aijrùs une tulle lactique,
Je tremble fort, sur mon honneur.
Pour le jour où notre iloctour
Va lui commander rOmctiiine.
piEBROT. Ah çà! not' maître, je n'en reviens pas! Qu'est-ce qu'il a donc not' petit bourgeois?
DUBOc\GË. Il a qu'il est malade pour avoir mangé ce qui manque à ce pâté de foies gras.
PIERROT. Par exemple, s'il n'y a que cela (pii lui ait donné une indigestion, je suis bien tranquille pour lui.
DUBOCAGE. Tu crois cela; eh bien! je soutiens, moi, qu'il n'en faudrait pas tant pour rendre malade une grande persimne.
pu:rbot. Hiin? ipi"cst-fc que vous dites donc là?
DUBOCAGE. Tu ne sais pas comme c'est lourd; c'est jiire qu'un plomb sur restomac, surtout ijiiand on mange tout cela sans boire; et il y a des exemples de liersonnes qui en sont mortes.
PIERROT. Ah! mou Dieu! Dites donc. Monsieur, je vais aller jirès de not' petit maître; je sin'veillcrai à ce (pie Jaipieliuc lui fasse du thé, et je le prendiai pour lui.
LE VIEUX GARÇON ET LA PETITE FILLE
Di'BocvGE. Comment! pour lui?
piEBiiOT. Non, je veux diiv pour vous?
DiuocACE. A h bonne heure, mon g;irçon; tu nio rendras là un vrai servico.
riEiiROT. Oh! Monsieur, ce n'est pas pour vous, je vous jure.
DiBOCAGE. C'est égal, cela me fera grand bien.
piEiiROT, Et à moi donc; j'y vais tout do suite.