SCÈNE XIV
JEANNETON, près de la table, COQUEBERT, GALU- CHET, JEANNE.
COQUEBERT. Moi-mème"!
GALUCHET. Et qui vous amène à cette heure?
COQUEBERT. Vous allcz le savoir, mimsieur Galuchet... J'ai à vous dire que je sais tout, monsieur Galuchet...
GALUCHET. Et moi aussi.
COQUEBERT. Tout autre à ma place ce serait peutêtre indigné... mais moi, je suis sans ambition, comme sans préjugés... nous sommes tous égaux maintenant... l'égalité avant tout... et je viens, àla place de mon fils, vous demander en son nom et au mien... (Montrant Jeanne.) la main de Mademoiselle.
GALUCHET. Est-il possiblc ! {Regardant Jeanne qui chancelle, et la soutenant dans ses bras.)
COQUEBERT. Qu'a-t-cllc donc?
GALUCHET. ftleu... rlcn... c'est la joie...
COQUEBERT. A Condition que nous nous occuperons du contrat sans bruit, sans éclat, et le plus tôt possible.
JEANNETON. Dès demain.
GALUCHET. A midi !..
COQUEBERT. Nou pas!.. de meilleure heure... car demain un de mes clients, (|ui m'a fait l'honneur (le m'inviter, se marie à midi précis... M. le duc de Blaiisac.
JEANNETON, chancelant. Octave!..
GALUCHET. Hein?., elle aussi, qu'a-t-elle donc?..
JEANNE. C'est de joie, mon père... la joie de mon bonheur... {A Jeanneton.) Ma sœur...
GALUCHET. Ma fille... reviens à toi...
COQUEBERT. Qucl tablcau ! et c'est là mon ouvrage !
.ACTE DKIIXIEME.
I.a scène se passe cliez M. Coquebert. — Salon élégant ; porte au fond. — Portes latérales. — Deux fenêtres. — Sur le devant, fable à droite, et ce qu'il faut pour écrire.