SCÈNE PREMIÈRE
COQUEBEKT, ANATOLE, m Notaire, écrivant à la table, à droite.
ANATOLE. Quoi! mou père, ce matin même? Je ne puis y croire.
COQUEBERT. Quaml les choses sont résolues, on ne peut trop se hâter de conclure... voilà comme je SUIS... Oa fera une publication, on achètera l'autre, et dans huit jours le mariage.
ANATOLE. Ah! quel bonheur.
COQUEBERT. Eu attendant, occupons-nous du contrat... c'est l'important, c'est l'essentiel... surtoutdans une pareille affaire.
ANATOLE. Je ne vois pas cela, car la pauvre Jeanne n'a rien.
COQUEBERT. Qu'importe ? elle peut avoir... {Montrant le notaire qui écrit .) Et Monsieur rédige cela selon mes
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JEANNE ET JEANNETON
intentions. {S'adressant au notaire.) Vous avez mis : Tout ce qui pourra lui revenir, n'importe à quel titre? (Le notaire fait un geste afftrmalif.) Si ça ne fait pas (le bien, ça ne peut pas faire de mal. [A Anatole.) C'est de la prévoyance... un père de famille est obligi^ de penser à teut.
ANATOLE. Ah ! vous avez pensé à mon bonheur! c'est le principal.
coQiEBERT. ToH bonlicur ! ton bonheur! tout n'est pas encore dit... et il faudra voir...
AiSATOLE. Tenez ! le voilà qui arrive.