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SCENE PREMIERE

TÉRÉZINE, descendant par l'escalier du fond de la ga- In-ii' du premier étage, M. OE BRIE.N.NE et IRÈNE, assit à droite, près de la table. Des dumestiques attendent derrière eux, tenant des malles et des cartons.

M. DE BRiENNE, «'adressai (à Térézine. Eh bien, madame l'aubergiste, qu'est-ce que ma sœur a définilivement choisi?

TÉRÉZINE. Elle s'est décidée pour le numéro au bout de celle galerie. [Montrant celle du premier étage. ) La dernière chambre vacante, un appartement charmant!

M. DE BRiENSE, brusquement. Parbleu ! ils le sont' tous!

TÉRÉZINE. Comme vous dites, Monsieur, à la Croixd'Or, à Toulon... tontes les cliambres sont coininodes, les litsélégants, la cuisine idem... et moi et mon mari, monsieur Jacquemart...

M. DE BRitNNE, lUnterrompant. C'est bien! {.^ux domestiques qui se tiennent au fond.) Portez ces malles et ces cartons chez madame la marquise, ma sœur... au numéro 8. [Les domestiques portant les malles et les carions montent l'escalier à droite, traversant la galerie du fond au premier étage, et disparaissent par la gauche.)

TÉRÉZINE, à M. de Brienne. Ces dames y seront à merveille! Ce sont les chambres que tout le inonde me demande, pane qu'elles donnent sur une grande terrasse par laquelle on descend dans notre jardin !

des bosquets d'orangers et de citronniers! sans compter ipie de la terrasse on aperçoit la pleine mer, la rade de Toulon... rien que cela'

M. DE BRIENNE, avec impatience. C'est bien! '

TÉRÉZINE. Et l'escadre sur le point d'appareiller! On n'attend plus que le commandant, qui descend toujours chez nous!

iRE.NE, souriant. En vérité !

M. DE BRIENNE, owec ftujnewr. Cela Suffit ! .. ma sœur vient-elle souper?

TÉRÉZINE, .se frappant le front. Ah ! j'oubliais !.. elle m'a chargi'e de vous dire qu'elle n'a pas faim, qu'elle est fatiguée, et qu'elle a des lettres à écrire avant de se coucher.

M. DE BRIENNE, brusqucment. Comme elle voudra!., mais ma fille et moi, nous soupons ! n'est-ce pas, Irène ?

IRENE. Oui, mon père !.. ne fut-ce que pour vous tenir compagnie en l'absence de ma tante.

TÉRÉZINE. Ce sera prêt dans un instant. [Présentant un registre à AI. de Brienne.) Si Monsieur voulait s'inscrire sur le registre des voyageurs? cela nous est prescrit.

M. DE BRIENNE, écrivant. C'est juste! vous nous servirez dans mon appartement à moi... celui que vous voudrez. [Lui rendant le registre.) Je ne suis pas comme ma sœur,je ne suis pas difficile! De quel côté est ma chambre?

TÉRÉZINE. Nous en avons de fort convenables làhaut!.. [Jetant les yeiuc sur le registre.) Monsieur le comte de Brieime, vice-amiral, avec sa fille et madame la marquise de ViUiers, sa sœurl [Haut, vivement.) Monsieur... monsieur le vice-amiral, n^us avons là de Ce côlé... [Montrant le corridor, à gauche.) au rez-dechaussée, la chambre d'honneur doinianl sur le jardin.

IRENE, vivement. Ce sera celle de mou père !

TÉRÉZINE, allant à un meuble à yauche. Et puis il y a des lettres et paquets arrivés de Paris, à l'adresse de monsieur le vico-amiral, &)nite de lirirnne, ce qui m'avait fait penser iiaiurellemont, ainsi qu'à mon mari, qu'il nous ferait l'honneur de descendre chez nous !

M. DE BRIENNE, l'interrompant. Cest bien ! notre souper 1

TÉRÉZINE. Dans l'instant. Monseigneur! {A part, en

IRENE

s'en allant.) Un vice-amiral chez nous ! (Elle sort par la porte à gauche.)

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