SCÈNE IV
Les précédents; MARCELLIN, accourant.
MARCELLiN. Mam'sellc, mam'selle, une lettre pour vous.
ELVINA. Comment, une lettre pour moi!
MARCELLIN. J' sais bien qu' vous n'en recevez pas beaucoup par la poste; aussi celle-là n'en vient pas.
ELVINA. Que veux-tu dire?
MARCELLIN. Je passais sous le petit donjon, lorsque j'entends st, st; je lève la tète, et je manque de recevoir ce paquet sur le nez. C'était un beau jeune homme qui l'avait jelô.
ELVINA. Un prisonnier!
MARCELLIN. Apparemment qu'il vous connaît et moi aussi, car il m'a dit : Imbécile, porte cela à ta jeune maîtresse.
FRANCK. C'était donc attaché à une pierre?
MARCELLIN. Oui; uiais la pierre était une pièce de six francs. J'ai mis la pierre dans ma poche, et je j vous apporte la lettre, port payé.
ELVINA. Donne. i
MARCELLIN. Ail! j'oubliais de vous dire qu'en même ' temps il me monirail un gr.md ruban. J'ai présumé ! (pie c'était pour avoir voln' réprjiise ; car je ne manque pas d'esprit, afin que vous le sachiez.
ELVINA. C'est bien.
FRANCK. Va-t'en.
MARCELLIN. Ah çà, ct la réponse?
LE PETIT DRAGON
il f;uii faire comme au régi-
FRANCK. Je m'en charge.
MAKCEiuN. Pour li\ porter? FRANCK. Je m'en chai-ge.
ELVINA.
Air : Bravo, Calpigù
Mais tais-loi, je te le conseille.
Sinon je te coupe une oreille.
FR\NCK, lui frappant sur l'épaule.
Je m' fhai'ij' de l'auti', par contre-coup.
MARCELLIN
Ce p<t' Franck se charge de tout. (Mi.j Pourtant une pareille affaire, Dans mon état, n' peut pas déplaire.
Et j' voudr.iis qu'ainsi rliaqu' matin...
{En regardant la pièce d'argent.) On j'tàl lies pierr' dans mon jardin.
(// sort.)