SCÈNE IX
Les précédents, LE B.ARON.
ELVINA. Mon père! ah, quel dommage!
LE Baron. Que vois-jel Forlis, mon cher ami, mon fidèle compagnon d'armes.
ELVINA. Ah! mon Dieu! il le connaît.
LE GOUVERNEUR. Oui, moii clicr bii'oii, c'est muimènie, j'ai voulu te surprendre. EmbrassunS'Uous encore.
LE BARON. Mais je suis désole. Tu étais seul ici?
LE GOUVERNEUR, regardant Elvina. Non, non, ilademoiselle me faisait les honneurs de chez toi.
LE BARON. C'est ma fille que je te présente. (.1 Elvtna.) Salue donc.
LE GOUVERNEUR, toutiant. Oh! nous avons di\jà fait connaissance.
LE BARON, serrant la main du gouverneur. Ce bon Forlis. (.4 Elvina.) Dis donc, Elvina, si nous le mettions dan» notre confidence, il peut nous servir; c'est un brave.
LE GOUVERNEUR. Ulspose de moi, parbleu ! je suis à ton service.
ELVINA, bas, au baron. Y penses-lu? c'est le commandant du château voisin.
LE BARON, bas. Le commandant, c'est vrai. (Haut.) J'avais oublié ta nomination, mon ami, et, depuis mou retour, je ne suis pas sorli de chez moi.
ELVINA, bas, au bar<)n. Tu sens bien alors qu'il est prudent...
LE BARON, de même. Sans contredit, je me tais. (Le gouverneur examine le jardin avec une lorgnette.)
Ei.viNA, bas. Je vais retrouver Franck, mon père; je ne le demande qu'une grâce, c'est de le retenir ici vingt minutes, .^dieu, mon père, (.iu gouverneur, d'un ton sec] Adieu, .Monsieur. (Elle sort à gauche.)