SCENE xin
Les PRÉCÉDENTS, ALFRED, decx Soldats.
ELVINA, à .Alfred. Monsieur Alfred... mon.sieiir Alfred... venez vite, empêchez que Franck ne stiit de garde à la poterne... sa vie est menacée.
rRANCK, étonné. Moi !
ALFRED, à part. Allons, du courage, je l'ai promis. (Haut.) Ne craignez rien, belle Elvina, je réponds de lui. Je viens ici m'acqnitter d'une autre mission plu.s importante pour vous.
ELVINA. Pour moi... monsieur Alfred?
ALFRED. Vous ètes librc... mais votre père...
ELVINA, vivement. Oserait-on le retenir?
LIi FliTiT UHAGON.
ALinED.Eiircnvoy.int locourricr que mon oncle ^vâit expédié, on lui <-i délivré doux ordres : l'un vous accorde votre grâce, l'autre prescrit au gouverneur de considéror le baron comme son prisonnier, pour avoir nianqué aux lois militaires.
KLViNA. Ciel !
FRANCK. Mille bombes !
ELvi.NA, avec résolution. Monsieur Alfred, le ministre ne siit pas la vérité... Je vous demande une grâce, une seule grâce...
ALFRED. Ordonnez.
ELVI.NA. C'est du lui écrire en mon nom, tout de suite.
FRANCK. Oui, venti-ebleu ! nous allons lui écrire.
ALFRED. Vous voulcz quB cc soit nioi?
ELViNA. Je vois votre étonncment... Mats j'en conviens maintcnantsans rougir... vous m'avez crue digne de vous, par mon éducation, mon caractère, lorsque vous m'avez témoigné un intérêt si vif... mais il est bon que vous sachiez, monsieur Alfred, que je ne sais lien, rien absolument, que j'ai une mauvaise tête qui a fait le malheur de mon excellent père...
FRANCK, qui se contient à peine. Mon capitaine, ne croyez pas au moins...
ALFRED. Non, sans doute. (.-1 part.) D'honneur, elle m'enchante... Je suis presque fâché qu'on veuille la corriger.
ELVINA, vivement. Écrivez, je vous prie... il n'y a pas un moment à periln\
ALFRED, se plaçant. M'y voici.
FRANCK, lui donnant w>e plume. Oui, nous y sommes